La Fabrique de la paroisse Saint-Jérôme poursuit les démarches visant à redonner vie à l’église éponyme fermée depuis 2023 en plein cœur de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix.
L’église Saint-Jérôme a essentiellement été condamnée en raison de la détérioration de sa maçonnerie. Alors que des morceaux de ses parois extérieures menacent de se détacher, un périmètre de sécurité a été érigé et est toujours en place devant le lieu de culte afin d’empêcher le public de s’en approcher.
Des évaluations d’ingénierie ont été réalisées dès 2020 afin de connaître le degré exact de la détérioration du bâtiment patrimonial, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Plusieurs chiffres ont depuis circulé quant aux coûts de réparation découlant de ces évaluations. Au départ, une étude par thermographie effectuée par des architectes et des ingénieurs sur l’état des murs et des fenêtres avait révélé des problèmes majeurs portant le coût d’une réfection à environ 10 M$.
Plutôt que d'assumer seule les coûts de restauration, la fabrique a tenté, sans succès, de vendre l’église au courant des deux dernières années.
En décembre 2025, Pierre-Olivier Martel, administrateur de la Fabrique Saint-Jérôme, avait indiqué que la paroisse travaillait sur une nouvelle évaluation des travaux puisque la première estimation comprenait plusieurs interventions qui n'étaient pas toutes nécessaires pour permettre une réouverture immédiate. Par exemple, la réparation de certains châssis et le remplacement complet de la toiture étaient considérés comme des travaux importants, mais pas nécessairement prioritaires pour la réouverture.
Malgré cette seconde expertise, Pierre-Olivier Martel affirme que la Fabrique vient à nouveau de mandater une firme d’ingénierie afin de réévaluer l’état des murs extérieurs.
« Les ingénieurs vont nous donner l’état exact du décollement de la maçonnerie. Après ça, avec des maçons, on va pouvoir déterminer le coût des réparations essentielles. »
Le rapport d’ingénierie de cette troisième évaluation devrait être remis à la Fabrique d’ici la fin septembre.
Requalification
En parallèle, la Fabrique a mandaté une autre firme, cette fois pour la réalisation d’une étude de potentiel visant à évaluer la faisabilité d’un projet à vocation touristique et/ou culturelle à l’intérieur de l’église.
« On s’en va vraiment vers une requalification, c’est d’ailleurs ce que la population souhaite en général. C’est clair que ce ne sera plus un lieu de culte. En fait, ça pourrait demeurer un lieu de culture, mais ce serait marginal par rapport au reste de l’utilisation. »
Les résultats de l’étude de potentiel devraient être connus au courant de l’automne. « En décembre, on va pas mal être rendu à l’heure des décisions », conclut Pierre-Olivier Martel.



