Économie

Temps de lecture : 1 min 30 s

Déploiement des Zones SAQ

Les microdistilleries craignent pour la place des spiritueux québécois

Le 26 mars 2026 — Modifié à 11 h 39 min
Par Émile Boudreau - Journaliste

L’Union québécoise des microdistilleries (UQMD) tire la sonnette d’alarme face au déploiement progressif des Zones SAQ dans plusieurs commerces de détail à travers le Québec.

Selon l’organisation, ce nouveau modèle de vente mis de l’avant par la Société des alcools du Québec (SAQ) risque d’avoir des effets négatifs sur la visibilité, la découvrabilité et la compétitivité des spiritueux québécois.

L’UQMD affirme avoir déjà exprimé ses préoccupations à la société d’État. Elle craint notamment que l’ajout de nouveaux points de vente dans les commerces de détail n’entraîne un déplacement des achats auparavant effectués dans ses succursales, un environnement où les produits québécois bénéficient d’une meilleure mise en valeur.

« On nous a dit que les Zones SAQ avaient été réfléchies pour du dépannage. Or, lorsque des bouteilles de spiritueux se retrouvent dans de grandes surfaces urbaines, nous ne sommes plus dans le dépannage, nous sommes devant un changement concret de l'environnement commercial qui risque de détourner des achats des succursales et de fragiliser encore davantage la place des spiritueux québécois. », a déclaré Nicolas Bériault, président de l'UQMD.

Selon l’organisation, le réseau de succursales de la SAQ joue un rôle clé pour permettre aux producteurs québécois de se tailler une place sur les tablettes. À l’inverse, les Zones SAQ privilégieraient surtout les marques internationales bien connues et les produits à rotation rapide, au détriment des spiritueux d’ici.

Un plan pour soutenir l’achat local

Face à cette situation, l’Union demande à la SAQ de présenter rapidement un plan visant à protéger et à soutenir l’achat de produits locaux, et ce, à l’échelle de l’ensemble de son réseau, incluant les nouvelles Zones SAQ. L’UQMD estime qu’à titre de société d’État, la SAQ a la responsabilité d’aller au-delà d’une logique strictement axée sur le volume des ventes et doit assumer son rôle dans la mise en valeur des produits d'ici.

« Les spiritueux québécois ne doivent pas devenir les dommages collatéraux d'un virage commercial pensé d'abord pour la rapidité et le volume. Si la SAQ choisit d'élargir son empreinte dans le commerce de détail, elle a la responsabilité de s'assurer que cette stratégie ne se fasse pas au détriment des producteurs d'ici. », a conclu Nicolas Bériault.

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