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Québec amorce le retrait de ses barrages vieillissants

Le 10 juillet 2026 — Modifié à 07 h 37 min
Par Émile Boudreau - Journaliste

Le gouvernement du Québec a entrepris, depuis hier, un processus de retrait progressif de ses barrages vieillissants et jugés non essentiels dans le but de revitaliser certains cours d’eau et de favoriser leur retour à un état naturel.

Selon le cabinet de la ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, Pascale Déry, cette initiative vise à la fois à optimiser la gestion du parc de barrages de l’État et à rétablir un régime d’écoulement naturel bénéfique pour les milieux aquatiques. Le gouvernement estime que cette approche permettra d’améliorer la connectivité des cours d’eau, de soutenir la biodiversité et de renforcer la santé des écosystèmes.

« Le retrait de barrages est une solution éprouvée pour restaurer rapidement les écosystèmes en redonnant aux cours d'eau leur dynamique naturelle. En diminuant graduellement notre parc de barrages lorsqu'un d'entre eux n'est plus utile, nous posons un geste concret pour renforcer la résilience de nos milieux naturels face aux changements climatiques. », a déclaré Pascale Déry.

En plus des bénéfices pour l'environnement, la ministre a ajouté que cette démarche permettra de réaliser des économies d'environ 50 M$, puisque la remise en état des barrages exigerait des investissements plus importants que leur retrait.

Le plan gouvernemental prévoit deux approches selon les sites concernés. Dans certains cas, les barrages feront l’objet d’un retour graduel à l’état naturel, tandis que d’autres seront entièrement démolies. Une première analyse a permis au gouvernement d’identifier 32 barrages qui seront progressivement retirés du paysage et neuf autres qui seront démolis au cours des cinq prochaines années. La majorité de ces infrastructures avaient été construites à l’origine pour soutenir les activités de flottage du bois.

Au cours des prochaines années, le ministère de l’Environnement procédera à l’analyse complète de son parc de barrages afin de repérer d’autres structures susceptibles d’être démantelées. Des rencontres avec des partenaires du Ministère et les intervenants concernés sont également prévues dans les prochains mois afin de présenter les travaux envisagés et leurs impacts.

Le ministère de l’Environnement exploite actuellement 937 des quelque 6 000 barrages répertoriés au Québec. Au cours des deux dernières décennies, ce parc s’est agrandi de façon importante à la suite de la prise en charge de plusieurs ouvrages dits « orphelins » situés sur les terres publiques ainsi que de barrages auparavant administrés par d’autres ministères et organismes gouvernementaux.

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