Lamarche procède actuellement à la reconstruction de sa caserne de pompiers. La municipalité en profite pour réaménager son hôtel de ville, qui fait partie du même bâtiment, pour un investissement total de 5,7 M$.
Les travaux ont commencé en juillet et devraient se terminer au printemps 2027.
La nouvelle caserne sera munie de deux portes plutôt qu’une. La baie supplémentaire servira à l’entreposage du nouveau camion municipal ainsi que d’un nouveau véhicule tout-terrain destiné aux interventions d’urgence en forêt. « Étant donné les grandes zones de villégiature autour de Lamarche, on trouvait pertinent de se doter de notre propre véhicule d’urgence. En ce moment, on loue l’équipement à Alma », explique la mairesse de Lamarche, Johanne Morissette.
Afin de répondre aux plus récentes normes, la nouvelle caserne inclura également une aire de décontamination, un espace conçu pour nettoyer les équipements et les habits de combat après un incendie. L’aire de décontamination sert plus précisément à retirer les particules toxiques, à stopper la contamination croisée et à protéger la santé des pompiers contre les maladies professionnelles.
L’agrandissement de la caserne se fera en partie en réaffectant de l’espace laissé inutilisé au sein de l’hôtel de ville depuis le départ de la Caisse de Desjardins, notamment. Le reste de l’hôtel de ville, incluant la bibliothèque municipale, sera quant à lui réaménagé et rénové.
Impact sur les contribuables
Johanne Morissette ne s’en cache pas : le remboursement d’un investissement de cette envergure (5,7 M$) se reflétera inévitablement sur le fardeau des contribuables. « Actuellement, il n’est pas question d’instaurer une taxe spéciale, mais c’est certain que ça va avoir un impact sur la taxe de base », dit-elle, sans toutefois pouvoir donner de chiffres précis pour le moment.
La mairesse souligne que lorsqu’elle est entrée en poste, le projet était déjà trop avancé pour rebrousser chemin. « Il y avait déjà eu beaucoup d’argent d’investi, explique-t-elle. Même si le nouveau conseil et moi, on trouvait ça peut-être un peu trop gros comme projet, on a décidé que rendu là, on devait aller jusqu’au bout. »
Une fois la reconstruction de la caserne terminée, Johanne Morissette affirme que la municipalité se concentra essentiellement sur le pavage des routes secondaires.