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Ouverture imminente du Domaine Saint-Émilien

Un nouveau souffle pour l’ancien monastère de Desbiens

Le 27 août 2026 - Modifié à 08 h 36 min
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste

Léa Jeanmougin et Benjamin Canteteau souhaitent redonner vie à l’ancien monastère de Desbiens sous l’appellation « Domaine Saint-Émilien », un clin d’œil au nom d’origine de la municipalité. Le couple s’est porté acquéreur du bâtiment patrimonial en juin dernier, peu de temps après la fermeture de la Maison Zacharie, l’auberge qui s’y trouvait depuis 2014.

Le couple entend d’ailleurs conserver l’hébergement comme principale vocation. Plusieurs améliorations seront toutefois apportées d’ici l’ouverture officielle de l’auberge au début de septembre.

« On va rehausser le standard de l’auberge. On va offrir le service de restauration, on change tous les lits, tous les oreillers, toute la literie. On ajoute aussi des salles de bain dans certaines chambres qui n’en avaient pas, tout ça sans perdre l’intention d’origine qui était de faire de ce lieu un lieu de ressourcement », décrit Léa Jeanmougin.

Travaux d’importance et mise en valeur

L’auberge sera dotée de 15 chambres pour un total de huit lits king, dix queen, quatre double et quatre simple. Neuf des chambres — quatre de plus qu’à l’heure actuelle — seront équipées d’une salle de bain privée une fois les rénovations terminées. Jusqu’à maintenant, le couple a refait une bonne partie des planchers, de la peinture et a réaménagé plusieurs pièces de l’auberge.

Les rénovations sont menées suivant deux grands objectifs : restaurer le cachet originel du bâtiment tout en rehaussant le confort des lieux. Benjamin Canteteau donne l’exemple des portes, qui ont dû être entièrement sablées pour qu’elles retrouvent leur aspect boisé d’origine. « Plusieurs d’entre elles avaient été recouvertes de peinture acrylique… »

Différents objets datant de l’époque du monastère seront également mis en valeur. Léa Jeanmougin mentionne entre autres un organisateur de tâches utilisé par les moines ainsi qu’un tableau d’affichage dont ces derniers se servaient pour indiquer s’ils étaient présents, absents ou en retraite.

De plus, afin d’avoir un mobilier qui respecte le côté champêtre du Domaine, le couple a fait importer de France plusieurs meubles en bois fabriqués à la main par le grand-père de Benjamin Canteteau, ébéniste de métier.

Malgré tout le travail accompli, les entrepreneurs ont encore du pain sur la planche d’ici l’ouverture. Plusieurs modifications doivent notamment être effectuées dans la cuisine. Au total, ils estiment à 200 000 $ l’argent qu’ils auront investi dans l’auberge.

La nature au cœur de l’expérience

Le couple désire également mettre à profit la vaste cour qui s’étend à l’arrière de l’auberge.

« On va réhabiliter les bassins d’eau dans la cour et redonner de l’amour au jardin pour que la nature soit au cœur de l’expérience », affirme Léa Jeanmougin, expliquant qu’il serait criminel de ne pas en faire autant vu la beauté et le potentiel intrinsèque du Domaine.

Des piédestaux dépossédés de leur statue d’origine accueilleront aussi de nouvelles œuvres au fil du temps.

Autres services

Le Domaine Saint-Émilien se démarquera par ailleurs par la diversité de son offre. En plus d’y passer la nuit, il sera aussi possible d’y casser la croûte attabler à l’une des 99 places (64 à l’intérieur et 35 sur la terrasse) du restaurant Le Moine. Le menu sera composé de trois entrées, de cinq plats principaux, de deux desserts et d’une « carte des vins à tomber par terre », résume Benjamin Canteteau. Si la cuisine du restaurant sera accessible à tous les palais et portefeuilles, elle se distinguera grâce à un certain raffinement, précise Léa Jeanmougin.

Pour répondre à la demande locale ainsi qu’à celle des touristes, le Domaine Saint-Émilien aura également une sandwicherie pour les en-cas rapides. « On veut entre autres être une option pratique pour les nombreux cyclistes qui passent par Desbiens », précise Léa Jeanmougin.

 Mais ce n’est pas tout. Un bar sera aussi aménagé au sous-sol. Dans une ambiance de speakeasy, on y retrouvera une scène pour que s’y produisent des artistes locaux et d’ailleurs.

Enfin, le Domaine Saint-Émilien proposera des soins de massothérapie.

Origine du projet

Léa Jeanmougin, 38 ans, et Benjamin Canteteau, 35 ans, sont respectivement natifs de France et de Nouvelle-Calédonie. Ils demeurent au Québec depuis une vingtaine d’années et à Saguenay depuis le tournant des années 2020. Fort de leur expérience professionnelle distincte, mais complémentaire, c’est à pieds joints qu’ils se sont lancés dans la réhabilitation de l’ancien monastère de Desbiens.

De son côté, Benjamin Canteteau, investisseur immobilier anciennement propriétaire d’entreprises, affirme qu’il était « rendu là dans son parcours en immobilier ». « Je cherchais des investissements à faire, dit-il, et en même, j’avais toujours voulu travailler en hôtellerie. » Également habile de ses mains, le trentenaire effectue une bonne partie des travaux de rénovation lui-même.

Pour sa part, Léa Jeanmougin, auparavant publicitaire et formée en communication/marketing,  s’affaire notamment à créer une identité cohérente au Domaine Saint-Émilien afin d’optimiser la mise en marché de son offre diverse. Elle aussi, met la main à la pâte dans les travaux de rénovation.

Le couple tient à remercier leur courtier immobilier, Éric Ducasse de PMML, sans qui le projet n'aurait jamais vu le jour.

« C’est lui qui nous a informés que la Maison Zacharie était à vendre. Il nous a dit : “Il n’y a plus d’eau, plus d’électricité, l’herbe est trois pieds de haut. Ça vous intéresse?” Léa et moi, on s’est regardés, puis on a dit “oui!” », relate Benjamin Canteteau, ajoutant que le courtier leur a été d’une grande aide tout au long du processus d’achat.

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