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Gérald Scullion va quitter

Le 27 juillet 2010 — Modifié à 00 h 00 min le 27 juillet 2010
Par Karine Desrosiers

À l’issue du présent mandat de maire à la tête de Ville d’Alma, le 1er novembre prochain, Gérald Scullion ne demandera pas de renouvellement. Il quittera la vie politique après quelque 30 ans de présence sur la scène publique, dont 20 ans à titre de conseiller du quartier #4 (Centre-ville) et six ans comme maire de la Cité de l’Hospitalité.

En conférence de presse ce mercredi matin, à l’hôtel de ville d’Alma, Gérald Scullion fera part de sa décision aux membres de la presse. Auparavant, il aura rencontré ses hauts fonctionnaires et le personnel de l’hôtel de ville pour leur faire part de son orientation politique à la fin de son mandat.

Lors d’une rencontre privée et sous embargo accordée au Journal Le Lac-St-Jean, le vendredi 8 mai dernier, à sa résidence, sur les rives de la Grande-Décharge, Gérald Scullion a confié avec sérénité qu’il choisissait de faire l’annonce maintenant afin de permettre aux éventuels candidats de bien se préparer et de bénéficier d’une campagne électorale leur permettant de se faire valoir d’ici l’élection du premier mai. « C’est après une longue réflexion avec ma conjointe Martine que l’on a pris la décision finale le vendredi 1er mai dernier. Et dimanche le 3 mai, je célébrais mon 58e anniversaire de naissance. Martine va continuer à travailler encore quelques années, mais c’est une décision de couple car Martine est mon amie, mon amour et la complice de ma vie», lance Gérald Scullion en se référant à ses notes personnelles qui lui permettront de préparer le communiqué de presse annonçant sa sortie politique.

Vie publique

Gérald Scullion fait un lien très serré entre sa vie publique et sa vie politique, affirmant même que dès qu’il est devenu « public », il est devenu « politique »

En effet, il est devenu un homme public avec la fondation en 1978 du Comité d’environnement d’Alma. « Inévitablement, ce sont des dossiers à caractère politique et très rapidement, j’ai été appelé à côtoyer le monde politique », lance-t-il.

Il était notamment de la bataille contre l’établissement du champ de tir au Nord de l’Ascension, dans le regroupement contre l’harnachement de l’Ashuapmushuan, dans le dossier de l’arrêt du flottage du bois sur la rivière Péribonka et le lac Saint-Jean et dans le dossier des audiences publiques en prévision du programme de stabilisation des berges du Lac-St-Jean de la compagnie Alcan.

Il a également été président du Conseil régional de l’environnement, de 1983 à 1986. « Je suis fier de ces implications car j’ai l’impression que par nos actions, on a changé le cours des choses, on a influencé la qualité de vie que l’on s’est donnée au Saguenay—Lac-Saint-Jean », souligne Gérald Scullion en faisant le bilan de ses implications.

Et la politique

C’est en 1983, convaincu que les décisions se prennent en plus haut lieu, qu’il décide de porter sa candidature au poste de conseiller du siège #4, le quartier Centre-ville où il habite.

Issu d’une famille où son père « Lou » s’est impliqué dans le développement économique de la municipalité, Gérald Scullion a rapidement trouvé sa place au conseil municipal. Autour de la table, il a apporté sa vision « environnementaliste » du développement de la municipalité et son empreinte s’est révélée dans plusieurs dossiers en rapport avec des projets de protection ou de conservation de l’environnement.

Il a représenté son quartier de 1983 à 2003, moment ou le maire de l’époque, Jean-Maurice Harvey a décidé de quitter lui aussi la vie politique.

Fort de ses 20 ans au conseil et de ses expériences publiques passées, Gérald Scullion est alors apparu comme le candidat de la continuité, dans la ligne de pensée de Jean-Maurice Harvey, au chapitre du développement de la ville et de l’assainissement des finances de la municipalité.

Il a donc été élu pour un court mandat de deux ans (2003-2005), année où l’on a harmonisé l’élection municipale dans toutes les villes du Québec. À l’élection de 2005, font de ses expériences et avec un programme électoral axé notamment sur la construction de la voie de desserte industrielle et de contournement Ouest, il remporte haut la main l’élection. « Quand je fais le point de mes implications, je me rends compte que maire, c’est lourd, c’est une tâche 24 h/24 h et très intense. Avec tous les pouvoirs qui sont transférés par Québec aux municipalités, ça devient lourd de diriger. Heureusement, à Alma, on (nous les élus) est entouré d’une solide équipe de gestionnaires et de hauts fonctionnaires qui ont le goût de bien faire les choses. Je tiens d’ailleurs à louanger le professionnalisme de l’équipe de tous les employés, sans qui, Ville d’Alma ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui », lance d’un trait Gérald Scullion.

Le premier magistrat a confiance en l’avenir de sa ville dont les finances font l’envie de bien des gens et dont les projets à venir sont nombreux.

Quant à son implication dans la prochaine campagne électorale municipale. « Je serai très discret et je vais continuer à administrer la ville jusqu’à l’élection. Cependant, si jamais un candidat se permet de dire des faussetés ou des grossièretés sur le compte de la Ville, je vais intervenir pour ramener les choses à leur juste vérité », lance en avertissement Gérald Scullion.

Quant à lui, personnellement, il entend bien remettre à jour ses connaissances au chapitre de l’environnement, mettre à jour ses nombreuses lectures et prendre le temps de goûter à son nouveau « paradis » qu’il habite avec sa conjointe, près de la rivière.

En ce début mai, les voiliers d’outardes saluent sa décision !

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