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Un drame évité de peu

Yohann Harvey Simard
Le 13 avril 2021 — Modifié à 20 h 23 min le 13 avril 2021
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Alma: La témérité aurait pu tourner au drame le 5 avril dernier lorsque trois jeunes de 13 ans ont failli sombrer dans les eaux de la Petite-Décharge après que la glace ait cédé sous leurs pieds, dans le secteur l'Île Sainte-Anne.

Ce soir-là, vers 20h, Alyson Gilbert et quatre de ses amis se sont rendus sous le pont ferroviaire non loin du barrage Sainte-Anne, dans le secteur du tracel. Dans un geste plutôt téméraire, Alyson et deux garçons ont décidé de tester les glaces de la rivière, ou du moins ce qui en restait.

La mince couche a cependant cédé sous les pieds des deux garçons. Ils se sont ainsi retrouvés immergés dans l’eau glaciale, l’un jusqu’au nombril et l’autre jusqu’au menton.

Le problème, c’est qu’à chaque fois qu’ils tentaient de s’extirper de l’eau en s’accrochant aux abords de la glace, celle-ci cassait continuellement. De plus, il y avait un réel danger qu’ils demeurent piégés en dessous.

Réflexe

Dans l’urgence du moment, Alyson Gilbert a affronté le danger pour tenter de les sauver. Attrapant la main de l’un, le capuchon de l’autre et défiant du même coup sa peur de l’eau, elle les a extirpés de toutes ses forces alors que la glace craquait sous ses pieds.

Plus de peur que de mal, les trois jeunes s’en sont sortis sans égratignures. Mais la jeune Alyson est toujours sous le choc. Elle lance un appel aux autres jeunes afin d’éviter qu’un drame se produise à cet endroit.

« C’est tellement une des pires idées que j’ai eues de ma vie, je ne voudrais pas que ça arrive à quelqu’un d’autre. Je n’y retournerai plus, c’est certain », explique-t-elle, toujours sous le choc.

De son côté, sa mère, Geneviève Simard, croit qu’il faudrait une plus grande surveillance du secteur. Elle a contacté la Sûreté du Québec à cet égard. Elle veut également sensibiliser d’autres parents.

« Ma fille et ses deux amis auraient pu y rester. Chaque fois que j’y pense, j’ai le poil qui me dresse sur les bras. C’est évident que j’aimerais qu’il y ait davantage de surveillance. Ce n’est pas un coin qu’ils peuvent clôturer, mais je sais que plusieurs jeunes ont l’habitude d’y aller. Les parents doivent être vigilants », affirme-t-elle.

Danger

Le conseiller municipal du secteur, Frédéric Tremblay, souhaite analyser la situation avant de commenter l’incident. Il reconnait toutefois que l’endroit n’est pas sécuritaire. Lui-même a été élevé dans le secteur.

« Des événements comme ça, il y en a eu beaucoup dans le passé. De toute époque, il y a des jeunes téméraires qui s’aventurent là. Quand j’étais jeune, j’en entendais des histoires », se souvient-il.

Il rappelle par ailleurs qu’un garçon de 11 ans, Éric Martel, s’est noyé à cet endroit en juillet 1993.

 

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