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Conciliation famille-travail

Le rôle des grands-parents pas assez reconnu, selon un sondage

Le 21 avril 2026 — Modifié à 11 h 42 min
Par Émile Boudreau - Journaliste

Pour de nombreuses familles québécoises confrontées aux imprévus du quotidien, les grands-parents représentent bien souvent la première ligne de secours. Aller chercher un enfant à la garderie, offrir quelques heures de répit ou pallier un horaire incompatible fait désormais partie de leur réalité.

Pourtant, lorsque ces grands-parents sont eux-mêmes actifs sur le marché du travail, leurs besoins en matière de conciliation famille-travail demeurent largement invisibles. C’est ce que met en lumière un récent sondage réalisé pour le compte de Concilivi, une initiative du Réseau pour un Québec Famille.

Les résultats montrent que l’implication des grands-parents auprès de leurs petits-enfants est loin d’être occasionnelle : environ 36 % d’entre eux s’y investissent chaque semaine. Plus largement, 62 % estiment que le soutien logistique offert à leurs propres enfants, eux-mêmes parents, constitue un élément central de leur rôle familial.

Si cette implication est majoritairement présentée comme un choix, elle est aussi, pour une proportion significative de grands-parents, une obligation. Ainsi, 36 % déclarent s’engager également par nécessité, notamment pour compenser des enjeux de conciliation famille-travail vécus par les parents, un accès limité aux services, une surcharge de responsabilités ou encore dans le contexte de familles monoparentales.

Élargir la notion de conciliation famille-travail

L’aide apportée par les grands-parents prend des formes diverses. Cependant, cette implication se heurte à des limites, particulièrement chez les grands-parents encore en emploi. Parmi ceux-ci, les contraintes professionnelles représentent le principal frein à leur engagement, un enjeu mentionné par 45 % des répondants. De fait, près d’un grand-parent sur cinq (18 %) affirme vivre lui-même une conciliation famille-travail difficile.

Selon le sondage, plusieurs leviers pourraient améliorer la situation. Les mesures les plus souvent citées sont l’accès à des congés payés pour responsabilités familiales (22 %), des horaires de travail flexibles (15 %), un aménagement ou une réduction du temps de travail (12 %), une plus grande latitude dans le choix des vacances (12 %) ou encore la possibilité de fractionner les jours de congé (10 %).

« Les solutions permettant de soutenir la conciliation famille-travail des grands-parents ne sont pas forcément différentes de celles répondant aux besoins des parents, mais il est important que les employeurs reconnaissent pleinement leur réalité et leur donnent un accès réel aux mesures déjà en place. », affirme Corinne Vachon Croteau.

Or, cette reconnaissance demeure inégale. Le sondage révèle que seulement 33 % des grands-parents estiment avoir accès aux mesures de conciliation offertes par leur employeur. À l’inverse, 21 % jugent qu’elles ne leur sont pas accessibles, tandis que 25 % ignorent même si de telles mesures existent.

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