L’ancien Juvénat de Desbiens, situé le long de la route du Trou-de-la-Fée, a été racheté par le Groupe Savard de Saguenay au courant de la dernière année. Bien que rien ne soit encore coulé dans le béton, de nouvelles vocations sont à l’étude, affirme Julie Gauthier, directrice RH-SST-ISO pour le Groupe Savard.
« On a des projets, dit-elle. On est à la table à dessin et on essaie de trouver des opportunités pour le maximiser [le bâtiment] le plus possible. Mais il n’y a rien de concret encore. On est encore en train de regarder avec la municipalité et la MRC. […] Si on fait des modifications, la Ville a quand même le droit de dire “oui” ou “non” : on a quand même besoin de permis. »
Selon Julie Gauthier, le Groupe Savard pourrait peut-être « commencer quelque chose en 2027, mais c’est sous toute réserve ». « Pour l’instant, tout ce que je peux dire, c’est que le bâtiment va rester et qu’on essaie de pas trop le dénaturer. »
Le montant de la transaction est confidentiel. Toutefois, en 2024, les informations obtenues par le journal Le Lac-St-Jean auprès du courtier immobilier Léonce Gagnon faisaient état d’un prix de vente de 800 000 $.
Plusieurs changements de mains
Le Juvénat de Desbiens a été construit en 1948. Il a été voué à l’éducation durant les 50 premières années de son existence sous la supervision de la communauté religieuse des Frères maristes. En 1999, il a cependant dû être délaissé par les Frères, qui ne parvenaient plus à trouver suffisamment de clientèle.
Au courant des années 2010, l’ancienne école a été rachetée par la corporation Œuvre Vie nouvelle, qui l’a transformée en hébergement pour des personnes traversant des difficultés personnelles pour qu’elles puissent se reprendre en main.
Plus tard, en 2023, c’est la Fondation le Rocher ardent qui s’est porté acquéreuse de l’édifice. L’OSBL a employé quelques locaux afin d’y d’organiser des ateliers de couture, de poterie, de peinture et de menuiserie destinés aux personnes éloignées du marché du travail ou aux prises avec des problèmes de toxicomanie et/ou de santé mentale.
État du bâtiment
En 2024, le courtier immobilier Léonce Gagnon avait laissé entendre au journal Le Lac-St-Jean que le bâtiment était toujours en bon état puisque « tous ses occupants l’avaient toujours très bien entretenu ».
De son côté, Julie Gauthier soutient que le Groupe Savard continue de prendre soin de l’ancienne école en attendant sa réaffectation.