Selon une enquête de l’Institut de la statistique du Québec, 27 % des personnes âgées de 15 ans et plus, soit environ 2 076 000 individus, agissent comme proches aidants. Dans près du trois quart des cas, cette aide est offerte à une personne âgée de 65 ans et plus.
Le phénomène touche davantage les femmes que les hommes. En effet, 30 % des Québécoises se déclarent proches aidantes, contre 25 % des hommes.
L’âge constitue également un facteur déterminant. Les personnes âgées de 45 à 64 ans représentent la plus forte proportion de proches aidants, soit environ 40 %. En comparaison, 13 % des jeunes de 15 à 29 ans occupent ce rôle, tandis que les 30 à 44 ans et les 65 ans et plus comptent respectivement pour 21 % et 25 %.
D’ailleurs, le travail demeure l’occupation principale pour 59 % des proches aidants. Malgré cela, ces derniers consacrent un temps significatif à l’aide qu’ils offrent. Environ 61 % y consacrent entre une et quatre heures par semaine, alors que 10 % y investissent 20 heures ou plus.
L’aide fournie prend diverses formes. Une vaste majorité (84 %) offre un soutien émotionnel ou psychologique. Le transport arrive au second rang (70 %), suivi de l’aide à l’entretien du domicile (58 %) et à la préparation des repas (50 %).
Finalement, ce rôle n’est pas sans conséquence sur la qualité de vie de ceux qui l’assument. Les proches aidants qui vivent avec la personne qu’ils soutiennent rapportent plus souvent une moins bonne perception de leur santé globale et mentale. Ils sont également moins nombreux à juger leur vie sociale très satisfaisante, comparativement à ceux qui ne cohabitent pas avec la personne aidée.