Québec solidaire (QS) propose l’adoption d’une loi-cadre visant à mieux protéger les droits des jeunes pris en charge par la DPJ lors des interventions impliquant des fouilles à nue.
Selon la proposition, la loi aurait pour premier objectif de clarifier les droits des jeunes concernés par de telles mesures. Elle chercherait également à définir les circonstances dans lesquelles une fouille complète peut être autorisée, afin d’en limiter le recours au strict minimum. Le parti de gauche veut ainsi mettre fin à l’usage jugé « abusif, automatique ou systématique » de cette mesure et entraîner des conséquences juridiques pour ceux qui en abuseraient.
Selon QS, plus de 22 000 fouilles complètes ont été effectuées en centres jeunesse et en centres de réadaptation depuis 2022. Le parti indique également que malgré une directive ministérielle adoptée l'an dernier visant à limiter cette pratique, 5 127 fouilles ont été recensées en 2025-2026. Pour QS, ces chiffres démontrent que l'intervention gouvernement est insuffisante et que ce dernier est incapable de régler le problème.
« Les témoignages de ces jeunes sont bouleversants. L'État les a pris sous sa protection : il est inconcevable qu'il puisse ensuite les soumettre à répétition à une pratique humiliante qui ravive leurs traumatismes. », a déclaré Guillaume Cliche-Rivard, le responsable en santé et en services sociaux pour Québec solidaire.