Chroniques

Temps de lecture : 2 min 8 s

Franchement Dickey

Le maudit soccer

Le 18 juillet 2026 — Modifié à 09 h 51 min le 14 juillet 2026
Par Mark Dickey

Ah le soccer! Dans la région, aucun sport ne tranche autant que le soccer. Le sport le plus populaire à travers la planète ne réussi pas à percer le Québec, le Canada et même le pays de Trump. J’ai longtemps fait parti de ceux qui n’avaient pas d’engouement pour ce sport, mais tout a changé en 2021. Pour des raisons contractuelles, je ne pouvais pas travailler pendant une période de 6 mois et les journées étaient très longues. Je me suis mis à regarder des matchs de la ligue d’Angleterre. En pleine après-midi c’était ça ou les feux de l’amour! Petit à petit je me suis épris du Manchester United et me voilà un fan. Ce n’est pas le cas de tous et pour un gars de ma génération, c’est évident qu’il faut faire quelques efforts avant de saisir la fameuse « culture du foot ».

Nous voici en 2026 avec la présentation d’une excellente coupe du monde assez relevée. Je sens une certaine effervescence autour ma gang d’amateurs de sport. Équipe Canada a répondu aux attentes. Le légende Messi continue de s’écrire avec des buts importants. La France et son général Mbappé jouent bien et le gros viking, Erling Haaland se fait un nom en Amérique du Nord. Malgré tout, les détracteurs du soccer critiquent les maudites simulations. Plus connu sous le nom de «fakage ». Le pire est que je dois leur donner raison. Si la FIFA veut réussir son pari et percer en Amérique, elle devra graduellement changer cette mentalité de simulation. C’est bien beau vouloir attirer les fautes vers l’adversaire, cependant avec la multitude de caméras déployés pendant un match, c’est impossible de tricher. Les Nords-Américains aiment les athlètes qui sont capable de jouer avec des côtes fêlées, une épaule disloquée, d’être robuste. Un joueur de football ou de hockey qui se fait à « faker », ça ne passe pas. Autant pour l’adversaire que dans son propre camp.

Un ancien entraineur de l’impact de Montréal à fait une déclaration dure, mais très honnête. Sur RDS, le montréalais Marc Dos Santos à dit que le Canada n’est pas un pays de foot. Il a raison. Il croit que la fièvre autour d’Équipe Canada disparaitra dès leur élimination. Il n’a pas tort. Pourtant cette situation pourrait se corriger. Si seulement le CF Montréal de la MLS était en mesure de nous donner du bon soccer. Si seulement on pouvait aller chercher un joueur international le moindrement connu. Si seulement l’équipe était gagnante. Ce qui va se passer, c’est que le petit pourcentage d’amateurs qui auront le gout de s’intéresser au soccer au Québec va complètement passer à autre chose car l’équipe de notre province n’est pas sexy! Je viens d’une génération qui avait 2 clubs de hockey à suivre pendant l’hiver et 1 club de baseball l’été. On sait tous que les Expos ne seront pas de retour. Avec la MLS qui grouille et qui est en pleine expansion, est-ce que le CF Montréal mourra dans l’indifférence comme les Expos? Au moins il nous reste les Voyageurs et les Alouettes.

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