Après avoir obtenu l’autorisation gouvernementale d’augmenter sa capacité de traitement de matières résiduelles dangereuses, l’entreprise RSI Environnement, de Saint-Ambroise, s’apprête à mettre temporairement à pied plus de la moitié de ses employés syndiqués afin de réaliser d’importants travaux de modernisation.
Au total, 22 des 41 travailleurs syndiqués de l’usine devront recourir à l’assurance-emploi pendant une période pouvait aller jusqu’à quatre mois. L’entreprise assure toutefois que tous les employés concernés seront rappelés au travail à l’issue des travaux. Le personnel administratif ne sera pas touché par cette interruption. L’annonce a été faite aux employés mercredi. Le président du syndicat, Simon Riverin, dit avoir reçu l’annonce avec un certain scepticisme.
« Être sur le chômage pendant quatre mois, en pleine période des fêtes, avec le coût de la vie actuel, c’est un coup très dur pour les membres touchés, explique le président. Au moins, nous avons réussi à obtenir que l’employeur maintienne et assume complètement les coûts de l’assurance collective de celles et ceux qui seront mis à pied. », a-t-il affirmé.
Selon lui, l’employeur doit faire tout ce qu’il peut pour que cette situation soit aussi courte que possible ajoutant que le syndicat veillera à ce que les droits de tout le personnel touché soient respectés et que les membres soient accompagnés vers les ressources disponibles.
« On va se serrer les coudes et être solidaires. », conclu le président du syndicat.
Selon RSI Environnement, cet arrêt de production est nécessaire afin d’apporter des améliorations à ses installations, rapporte Radio-Canada. Les travaux viseront notamment à modifier le procédé de destruction des matières dangereuses par l’injection de liquides inflammables. Cette technologie permettra de réduire de façon importante la consommation de propane actuellement utilisée dans le processus de décontamination.
L’entreprise soutient également que ces modifications étaient inévitables pour soutenir sa croissance. Elles lui permettront non seulement d’augmenter le volume de matières dangereuses traitées, mais aussi de diversifier les types de matières pouvant être prises en charge, au-delà des sols contaminés.
Ce chantier s’inscrit dans un projet d’investissement qui devrait dépasser les 25 millions de dollars. Dans l’immédiat, les travaux prévus représentent environ deux millions de dollars. Un nouvel entrepôt figure également parmi les projets à venir et devrait être construit en 2027. Pour l’instant, aucun autre arrêt de production n’est prévu.
Rappelons que le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs avait autorisé l’agrandissement des activités de RSI Environnement en mars 2025, à la suite d’un avis favorable du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE). Cette autorisation ouvrait la porte à une augmentation de la capacité de traitement de matières résiduelles dangereuses de l’entreprise.
