*Texte 100% humoristique. Les informations contenues dans cet article ne sont pas véridiques*
Malgré des décennies de recherches, les historiens de la région ne s’entendent toujours pas sur l’origine exacte du nom « Petite Décharge », ce cours d’eau emblématique qui traverse Alma.
La théorie généralement acceptée veut que le mot « décharge » soit employé dans son ancien sens hydrographique : un cours d’eau par lequel un lac évacue ses eaux.
Une explication jugée un peu trop évidente par certains historiens locaux, qui estiment que le nom pourrait avoir une tout autre origine.
« C’est facile de dire ça aujourd’hui. Tu regardes une rivière, tu vois de l’eau sortir d’un lac, tu dis que c’est une décharge pis tu fermes le dossier. Moi, je pense qu’il faut aller plus loin », soutient l’historien amateur PaulTremblay, qui affirme travailler sur la question depuis plusieurs années.
L’hypothèse du dépotoir
Selon cette école de pensée, le terme « décharge » pourrait plutôt faire référence à l’utilisation ancienne du secteur comme lieu de dépôt de déchets.
À une époque où les écocentres, les bacs roulants et les collectes d’encombrants n’existaient pas encore, les citoyens devaient disposer quelque part de leurs objets devenus inutiles.
Questionné sur l’absence de preuves archéologiques permettant de confirmer la présence d’un ancien dépotoir dans le secteur, celui-ci estime qu’il est beaucoup trop tôt pour écarter cette possibilité.
« Tant qu’on n’a pas fouillé comme il faut, on peut pas savoir. Trouve-moi un vieux divan dans le fond pis, selon moi, le débat est fini.»
Un indice revient chaque printemps
Les défenseurs de cette théorie disposent par ailleurs d’un élément qu’ils jugent difficile à ignorer, à savoir l’odeur de la rivière, particulièrement odoriférante au printemps. Pour Tremblay, il s’agit d’un indice historique majeur.
Selon lui, il serait d’ailleurs étonnant qu’un cours d’eau appelé « Petite Décharge » sente la marde quelques semaines par année uniquement par coïncidence.
« À un moment donné, faut arrêter de se battre contre les faits. »
Plusieurs autres théories
Une autre théorie, défendue par Michelle Doucet, fille d’un retraité d’Abitibi Consolidated, suggère que le nom ferait référence à une légère décharge électrique ressentie dans le secteur quand on y trempe un orteil. Cette hypothèse est chronologiquement discutable, et certains y voient davantage un effet électrisant induit par la froideur de l’eau au moment de la crue printanière.
Aucune de ces hypothèses n’a jusqu’ici réussi à convaincre la communauté scientifique, mais Paul Tremblay n’a pas dit son dernier mot. Il entend poursuivre ses recherches dès le printemps prochain.
« Je vais attendre une bonne journée chaude de mai, et une fois le lac callé,je vais aller me parker proche de la rivière pis ouvrir les fenêtres. L’histoire, faut aussi être capable de la sentir. », conclut-il.