Lundi, 22 juillet 2024

Sports

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Philippe Larouche vise le titre des Gants Dorés

Le 27 juillet 2010 — Modifié à 00 h 00 min le 27 juillet 2010
Par normand simard

Philippe Larouche d’Alma, qui a remporté sa 8e victoire, en neuf affrontements, samedi dernier, à Québec, face à Jean-François Drouin, entend bien prendre les bouchées doubles d’ici le printemps prochain afin de remporter le titre convoité des Gans Dorés.

L’athlète de 23 ans, champion 2007 des Gants d’argent (boxeurs de moins de 10 combats), chez les super-moyens (-81 kg) et tenant du titre à la Coupe du Québec, se dit satisfait de sa progression et vise maintenant de s’afficher comme le numéro un québécois au volet supérieur des Gants Dorés.

Samedi dernier, après avoir perdu le premier round face à un rival expérimenté et qui avait plus de 30 combats à sa fiche, il a dû piger dans toutes ses énergies afin de quitter l’arène avec la victoire. « Après la rencontre, j’étais épuisé. Ce fut un combat difficile. Il m’a mis beaucoup de pression à la première ronde. C’est mon excellente forme physique qui m’a permis de revenir plus fort. Au fur et à mesure que le combat avançait, je sentais diminuer ses forces et son intensité. Je pense qu’il ne savait pas que j’étais aussi fort », a souligné Larouche après sa 8e victoire, dont six ont été remportées par K.O. .

La passion

Philippe Larouche s’est amené à la boxe, un peu sur le tard, il y a trois ans alors qu’il avait 20 ans. À l’époque, il faisait osciller la balance à 235 livres et il arborait une condition physique qu’il a qualifiée de plutôt précaire. Ce sont quelques-uns de ses amis qui s’entraînaient au Club de boxe d’Alma qui l’ont convaincu d’amorcer la remontée : « Je les ai écoutés et je me suis présenté au Club. J’ai bien vu que je n’étais pas en forme et j’ai tout de suite constaté que la boxe, c’était un sport très technique. J’ai comme eu la piqûre », a raconté Philippe Larouche. À sa 1re année au Club de boxe d’Alma, il a descendu son poids à 180 livres : « J’ai travaillé fort, comme un forcené. Je me suis entraîné à fond et j’ai fait un virage à 180 degrés dans mon alimentation, pour remplacer le sucre et les gras par plus de fruits et de légumes. Je suis content d’avoir su passer à travers », a ajouté le boxeur. Et dans le ring, les choses ont bien été dès le début, avec deux victoires par K.O, au premier round. Philippe Larouche mentionne qu’il doit beaucoup de sa passion de la boxe à Idola Ouellet qui fut son mentor, lors de la première année. Après une année et demie, il a pris la décision d’aller s’entraîner à Chicoutimi et de faire du ring avec Francy Ntéteu, l’un des meilleurs boxeurs « amateur » au Québec, chez les moins de 165 livres. « Le hic, c’est que cela n’a pas plu à l’entraîneur du Club d’Alma, Frédéric Boivin. Nous avons eu une courte discussion sur cette question et j’ai vite pris la décision de joindre les rangs du Club de Chicoutimi », de dire Philippe Larouche. Depuis, le boxeur d’Alma n’a jamais cessé de s’améliorer et de progresser vers les meilleurs de sa catégorie, au Québec. Maintenant dirigé par Michel Desgagné, considéré comme l’un des meilleurs entraîneurs de la boxe « amateur » québécoise, Philippe Larouche se dit confiant et optimiste pour l’avenir, signalant qu’il sera important qu’il monte régulièrement dans un ring d’ici mai 2008, afin d’être fin prêt pour le tournoi des Gants Dorés. Il estime primordial de se nantir au niveau de l’expérience. En janvier prochain, il entreprendra des études au Collège d’Alma pour obtenir un diplôme comme intervenant en milieu carcéral (gardien de prison). Entre temps, au niveau professionnel, il est « doorman » au Bar le Crapaud d’Alma, du mercredi au dimanche, ce qui, comme il le mentionne, lui permet d’arrondir les fins de mois.

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