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Le couple Lindsay plongé dans un coma artificiel

Le 29 juillet 2010 — Modifié à 00 h 00 min le 29 juillet 2010
Par Karine Desrosiers

Le couple Jean-Claude Lindsay et sa conjointe Nicole Côté ont été placés dans un coma artificiel dès leur arrivée au Centre des grands brûlés de l’hôpital l’Enfant-Jésus de Québec, mardi soir. Selon l’évaluation effectuée par les spécialistes de l’endroit, Jean-Claude Lindsay souffre de brûlures sur 25 % de son corps alors que dans le cas de sa conjointe, Nicole Côté, les blessures sont beaucoup plus graves alors qu’elle a été brûlée sur quelque 55 % de son corps.

Rencontré cet avant-midi sur les lieux du drame, Luc Lindsay, frère de la victime (ancien responsable des communications à Ville d’Alma) a précisé que dès leur arrivée au CSSS de Lac-St-Jean, ils ont été préparés pour leur transfert à Québec où ils sont arrivés vers 19 h 30.

Luc Lindsay s’est entretenu avec le médecin vers 22 h 30 mardi soir et c’est là qu’il a appris les derniers détails concernant l’état de santé des deux plaisanciers gravement blessés lors de l’explosion de leur bateau en début d’après-midi.

Dans le cas de Jean-Claude Lindsay, les blessures sont principalement concentrées sur les avant-bras, les mains et les jambes. Le visage a été légèrement touché. « Jean-Claude a pris Nicole dans ses bras. Elle était complètement en flamme et lui, il était debout dans une marre d’essence en feu. C’est là qu’il a sauté à l’eau avec elle pour échapper au brasier », raconte Luc Lindsay.

Quant à Nicole Côté, elle était assise sur le siège, juste devant la salle des moteurs de leur bateau en bois.

Au moment de l’explosion, elle a été projetée dans les airs et elle est retombée dans une marre d’essence en flamme.

Son visage et son ventre n’ont pas été touchés. Ses blessures sont concentrées dans son dos, ses arrières-bras, ses fesses et ses deux jambes.

Explications

Au moment de l’accident, en début d’après-midi, Luc Lindsay était déjà parti à la pêche. Son bateau est amarré au même quai que celui de Jean-Claude. « Hier (mardi), il faisait très chaud et je sais que Jean-Claude a fait le plein d’essence avant de partir. Comme il le fait toujours, il a démarré la ventilation de la calle du moteur pour chasser les vapeurs d’essence. Cependant, il n’y avait absolument aucun vent, le temps était très lourd et où se trouvait le bateau, il était comme dans un coin derrière le quai. Faut croire qu’au lieu de chasser les vapeurs d’essence, la ventilation n’a fait que disperser ces vapeurs dans toute la salle du moteur, d’où la force de l’explosion ou Jean-Claude a tourné la clé pour démarrer le moteur », avance comme hypothèse Luc Lindsay.

Les policiers semblent du même avis car la Sûreté du Québec ne fera pas d’enquête complémentaire dans ce dossier.

Le couple Lindsay a également eu beaucoup de chance. En effet, au moment de l’accident, un médecin se trouvait à son chalet, à quelques mètres de là. Un urgentologue du CSS Lac-St-Jean-Est en congé faisait du vélo dans le secteur et à la marina du Club de voile des Îles, 1000 mètres en face, il y avait une infirmière du CSSS Lac-St-Jean qui travaille à l’urgence.

Ces trois personnes ont rapidement porté secours aux victimes et prodigués les premiers conseils en attendant l’arrivée des ambulanciers.

L’accident a créé tout un choc dans la communauté.

Jean-Claude Lindsay est avantageusement connu comme président de la Véloroute des Bleuets, ex-directeur général de la Commission scolaire Lac-St-Jean et comme un homme très impliqué dans son milieu depuis plus de 40 ans. Il a même été conseiller municipal dans les années 70.

Quant à Nicole Côté, elle a fait carrière dans le domaine de l’administration générale à la Commission scolaire du Lac-St-Jean.

Depuis trois ans, le couple Lindsay vit en bordure du lac Saint-Jean, dans la baie Lindsay, alors que leur chalet a été transformé pour être habitable à l’année.

Quant au bateau de Jean-Claude Lindsay, il s’agissait d’une structure en bois datant de 1968 et propulsé par un moteur interne.

Déjà en 1998, Jean-Claude Lindsay avait été gravement blessé au ventre et au bassin alors que ce même bateau s’était affaissé sur lui au moment où il effectuait des réparations à la coque. Il était alors en-dessous de l’embarcation dont un support a cédé. Son fils l’avait sorti de sa fâcheuse position en attendant les ambulances.

Aujourd’hui, ce qu’il reste du bateau repose dans un conteur à déchets et prendra la route du recyclage.

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