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Dopage: Le CIO assure qu'il poussera pour l'adoption de nouvelles règles

Le 08 août 2016 — Modifié à 00 h 00 min le 08 août 2016
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RIO DE JANEIRO — Le Comité international olympique (CIO) continuera de multiplier ses efforts en vue d’interdire aux athlètes reconnus coupables d’avoir eu recours au dopage de participer aux prochains Jeux olympiques, a assuré son président, Thomas Bach.

Le CIO tentera pour une troisième fois de faire approuver une telle proposition, a indiqué M. Bach dans une entrevue accordée à l’Associated Press.

Pour qu’une interdiction soit imposée aux athlètes ayant triché par le passé, le Tribunal arbitral du sport (TAS) doit d’abord donner son approbation. Ce dernier a déjà rejeté deux propositions du CIO en ce sens.

Le dernier refus du TAS concernait une interdiction ciblant les athlètes russes ayant antérieurement été reconnus coupables de dopage. Le CIO souhaitait qu’une telle réglementation puisse entrer en vigueur rapidement pour empêcher ces sportifs de participer aux compétitions de Rio de Janeiro.

Une telle mesure reviendrait à punir deux fois les athlètes fautifs pour la même inconduite, avait fait valoir le TAS.

Selon Thomas Bach, ceux qui ont reçu, par le passé, des pénalités sévères pour avoir triché ne devraient pas pouvoir prendre part à des Jeux olympiques à nouveau.

«Nous n’abandonnons pas, a?t?il insisté, ajoutant que le CIO ramènera sans conteste la question sur la table. Nous allons chercher des solutions parce que nous voulons des jeux honnêtes.»

En 2011, le TAS avait invalidé pour la première fois une mesure du CIO qui avait pour but de prévenir les récidives de dopage chez certains athlètes. Celle?ci, connue sous le nom de «règle d’Osaka», aurait permis de bannir tout athlète ayant eu une sanction de plus de six mois pour dopage de prendre part aux Jeux olympiques suivants.

Le refus du TAS était survenu peu avant les Jeux de Londres qui se sont déroulés à l’été 2012.

«Nous n’avons pas réussi à deux reprises, alors ça nous encourage à réessayer pour une troisième fois», a ajouté le président du CIO.

L’organisation olympique avait décidé de ne pas exclure les délégations russes des Jeux olympiques de Rio. Plusieurs éléments d’un rapport de l’Agence mondiale antidopage mettaient toutefois en lumière l’existence d’un système de dopage en Russie et auquel l’État collaborait.

Le CIO a toutefois demandé à chaque fédération internationale sportive de trancher la question au cas par cas.

Le CIO avait néanmoins entériné une interdiction concernant les athlètes russes qui avaient déjà été pris en faute. Le TAS s’est toutefois interposé dans les cas de nombreux athlètes, notamment celui de la spécialiste de la brasse Yulia Efimova.

Stephen Wilson, The Associated Press

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