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Les ressources humaines, le nerf de la guerre

Yohann Harvey Simard
Le 31 décembre 2021 — Modifié à 13 h 21 min le 31 décembre 2021
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Plusieurs entreprises se tournent vers les services de spécialistes en ressources humaines afin d’améliorer leur attractivité en contexte de pénurie de main-d’œuvre.

C’est ce qu’a constaté Stéphanie Guérin Tremblay, consultante en ressources humaines et marketing stratégique affiliée à la firme Go RH.

Bien que son bureau soit situé à Alma, elle a observé une hausse considérable des demandes d’accompagnement faites par les entreprises de part et d’autre du Lac-Saint-Jean.

Au cours de la dernière année, les demandes d’aide au recrutement ont représenté 70% de ses mandats. « Avant, je recevais ce genre de demande-là de façon très sporadique. Alors que depuis un an, c’est principalement ça que je fais. »

Elle explique que le problème de pénurie de main-d’œuvre a été exacerbé par la pandémie et touche tous les types d’entreprises.

« Quand je regarde la liste de mes clients, j’ai un peu de tout : secteur de la construction, manufacturier, commerce de détail, même les services professionnels dans les cabinets de services financiers. »

En accord avec sa consœur, Yan Tremblay, consultant en ressources humaines chez Mallette à Dolbeau-Mistassini, affirme que depuis la pandémie, la situation s’est dégradée.

« On a atteint un autre niveau de pénurie. Ça touche surtout les postes de comptable, de gestion financière et de direction générale. »

PCU

Par ailleurs, Stéphanie Guérin Tremblay souligne que la Prestation canadienne d’urgence (PCU) a eu des effets dissuasifs sur les travailleurs.

« J’ai vu des affaires pas possibles. Parfois, quand je contactais des candidats pour des suivis ou des entretiens, ils me répondaient qu’ils préféraient rester sur la PCU, qu’ils étaient corrects comme ça. »

De façon générale, Yan Tremblay explique que le contexte actuel force les entreprises à diminuer leurs exigences à l’embauche, ce qu’elles doivent compenser par des formations additionnelles.

« On va aussi avoir à combler le manque de compétence par du coaching de gestion. »

Conditions de travail

Outre les effets de la pandémie, Stéphanie Guérin Tremblay et Yan Tremblay s’entendent pour dire que les employeurs doivent s’adapter à une main-d’œuvre qui a de nouveaux besoins. L’obtention de bonnes conditions de travail est désormais au cœur des préoccupations des jeunes travailleurs.

« La flexibilité des horaires, la possibilité d’être en télétravail et la conciliation travail-famille-loisirs ont commencé à prendre beaucoup d’importance », indique Stéphanie Guérin Tremblay.

Or, le nombre de postes vacants étant actuellement supérieur à celui des travailleurs, ces derniers peuvent se permettre d’être plus sélectifs. Si bien que les employeurs doivent se montrer plus flexibles pour accroître leur attractivité et leur taux de rétention.

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