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La scierie Petit Paris menacée de fermeture

Yohann Harvey Simard
Le 26 avril 2024 — Modifié à 14 h 55 min
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Des signes portent à croire que la scierie Produits Forestiers Petit Paris de Saint-Ludger-de-Milot pourrait être vendue à Rémabec et son approvisionnement en bois transféré à l’usine Arbec-Rémabec de L’Ascension.

C’est ce qu’a appris le syndicat de la bouche de hauts dirigeants de l’entreprise.

« Nous avions déjà des soupçons, mais une petite enquête nous a permis d’apprendre qu’il y avait eu des demandes de faites pour transférer d’importants volumes de bois d’une usine à l’autre », indique Pierre Godin, vice-président du syndicat CSN des travailleurs de la Scierie Petit Paris.

Environ 50 % des travailleurs de la scierie de Saint-Ludger-de-Milot seraient quant à eux mutés à l’usine d’Arbec de L’Ascension, tandis que l’autre moitié perdraient leur emploi.

« C’est l’information que j’ai pour le moment, mais il n’y a encore rien de confirmer. »

Avoir l’heure juste

Actuellement, Rémabec et Produits Forestiers Petit Paris sont propriétaires à parts égales de la scierie de Saint-Ludger-de-Milot. Selon Pierre Godin, c’est Rémabec qui serait derrière les demandes de transfert de volume d’approvisionnement.

« Là où on s’est sentis vraiment trahis, c’est que personne n’a été mis au courant et les démarches sont déjà très avancées. »

Pierre Godin souhaite que la direction de Rémabec soit plus transparente et qu’elle informe le syndicat de ses intentions.

Bloquer le transfert

En attendant, le syndicat des travailleurs de la scierie Petit Paris demande au ministère de la Forêt, de la Faune et des Parcs de refuser le transfert de volume de bois. Le député de Lac-Saint-Jean, Éric Girard, a été interpellé pour qu’il fasse pression en ce sens.

Pierre Godin estime que le transfert ne devrait pas être autorisé tant et aussi longtemps que la scierie Petit Paris est viable. Et elle l’est, dit-il.

« C’est une usine très dynamique et performante, et dans l’ensemble, les installations sont encore en bon état. Il n’y a donc rien qui pourrait justifier sa fermeture. Tous les défis qu’on a, ils sont relevables. »

Rappelons que la scierie Petit Paris est l’un des principaux employeurs à Saint-Ludger-de-Milot. Sa fermeture serait un coup dur à encaisser pour la petite municipalité.

 

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