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Portion ouest de l’autoroute 70

L’UPA réagit froidement aux tracés proposés

Yohann Harvey Simard
Le 20 février 2024 — Modifié à 11 h 10 min le 20 février 2024
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

L’UPA réagit froidement aux tracés proposés

La Fédération de l’Union des producteurs agricoles du Saguenay–Lac-Saint-Jean réagit froidement aux divers tracés de l’autoroute 70 présentés publiquement par le ministère des Transports lundi soir aux citoyens.

« Cette nouvelle portion d’autoroute détruira, encore une fois, un minimum de 35 à 40 hectares de terres agricoles dans un secteur de production très dynamique de la région sans compter qu’une entreprise laitière située dans la partie est du tracé pourrait être expropriée », a rappelé d’emblée l’UPA par voie de communiqué.

Gérard Mathieu, président du Syndicat local de l’UPA Lac-Saint-Jean-Est, se range du côté des citoyens qui étaient présents lors de la présentation du MTQ. Selon lui, c’est effectivement le tracé D qui semble le moins dommageable pour le secteur agricole puisque c’est celui qui « contourne le plus les terres et enclave le moins de superficies cultivées, et ce, malgré les pertes importantes ».

Toutefois, soulève-t-il, « dans son évaluation des superficies touchées (40 hectares), le ministère ne considère pas celles qui seront perdues à long terme parce qu’elles sont enclavées ou détachées des entreprises agricoles, effet collatéral non mesuré à ce moment-ci ».

Il est possible de consulter la carte des tracés à l'étude ainsi que le tableau comparatif au: https://cdn-contenu.quebec.ca/cdn-contenu/adm/min/transports/transports/projets_routiers/Saguenay-Lac-Saint-Jean/routes-170-169-construction/R170-169_TracesEtude.pdf.

L’essence du projet remise en question

Dans son communiqué, l’UPA a remis en question l’essence même du projet d’autoroute, projet qui entre en contradiction avec certaines orientations gouvernementales.

« Alors que le gouvernement du Québec consulte la population sur la protection du territoire et les activités agricoles, ce dernier continue d’amputer les terres agricoles avec des infrastructures routières. »

Or, poursuit-on, l’ajout de routes permet d’augmenter le nombre d’automobiles en circulation « au lieu d’optimiser les infrastructures actuelles et de trouver des solutions vers une mobilité durable dans un contexte de changements climatiques ».

La fédération régionale affirme qu’elle suivra de très près les prochaines étapes entourant le choix du tracé final de la portion ouest afin de s’assurer que l’impact sur le secteur agricole soit minimal.

« Nous suivrons également les suites de l’analyse de la portion est qui déterminera si l’entreprise agricole touchée devra mettre fin à ses opérations ou si elle pourra continuer de se développer avec les contraintes de l’autoroute. »

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