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Une bonne saison pour la région

Les cultures de patates résistent aux intempéries

Charles-Antoine Desmeules
Le 21 août 2025 — Modifié à 14 h 09 min
Par Charles-Antoine Desmeules - Journaliste

La production de pommes de terre au Lac-Saint-Jean a retrouvé un rythme régulier, au grand bonheur des cultivateurs, et ce, malgré un début de saison marqué par des pluies abondantes.

Le producteur et président de la coopérative La Patate Lac-Saint-Jean, Bernard Goulet, explique qu’une grande partie des terres situées à Péribonka a reçu plus d’eau que nécessaire, ce qui a engendré un léger retard dans la production.

« Ça a commencé très difficilement avec les pluies et les températures assez froides du printemps. On a dû planter plus tard que d’habitude et la levée a également été plus longue puisqu’il n’y avait pas suffisamment de chaleur. L’humidité restait dans les sols et les rangs étaient pleins d’eau, en particulier à Péribonka. À Sainte-Marguerite, c’était mieux à cause des sols plus sableux. »

Les pommes de terre peuvent être cultivées dans une variété de sols. Elles sont en mesure d’évoluer dans des sols à la fois sableux, limoneux et argileux. Pour un résultat idéal, la pomme de terre a besoin d’un environnement bien structuré, qui permette un bon drainage pour l’aération des racines et un développement des tubercules avec une contamination minimale des maladies par les racines.

Les températures chaudes des dernières semaines ont donc su ramener le balancier du bon côté, sans ajouter de menace supplémentaire. « Contrairement à il y a dix ans, nous sommes maintenant équipés à 70 % d’un système d’irrigation pour remédier à la situation inverse, lorsque les sols sont trop secs », précise Bernard Goulet.

Sous le radar des tarifs

La Patate Lac-Saint-Jean possède 2 300 acres de récolte et vend ses pommes de terre de semence dans l’ensemble du Canada ainsi que sur la côte est des États-Unis. Depuis le début de la guerre tarifaire à la frontière, l’entreprise a été affectée de façon directe seulement deux jours.

« Nous ne sommes pas personnellement touchés pour le moment, mais plutôt par ricochet, à cause de certains de nos clients qui achètent nos pommes de terre pour la transformation et qui ont un plus gros marché américain. Avec la crainte des tarifs qu’ils pourraient subir, ils diminuent un peu leurs achats de semence chez nous », raconte le coordonnateur au développement des affaires semence de La Patate Lac-Saint-Jean, Frédéric Tremblay.

Le temps de croissance des tubercules se situe entre 70 et 150 jours. Les récoltes de pommes de terre pour La Patate Lac-Saint-Jean devraient se faire dans la deuxième semaine du mois de septembre.

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