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Cyberviolence

Québec solidaire veut créer un service pour protéger les victimes

Émile Boudreau
Le 05 mars 2026 — Modifié à 10 h 30 min
Par Émile Boudreau - Journaliste

À l’approche de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, la porteparole de Québec solidaire, Ruba Ghazal, multiplie les appels à l’action contre la montée des discours misogynes et haineux sur le web.

Constatant une hausse préoccupante de la violence en ligne, la députée annonce qu’un futur gouvernement de Québec solidaire mettrait en place un service de première ligne pour freiner la cyberviolence et soutenir les victimes.

« Les discours sexistes, homophobes et transphobes sont en hausse, j'ai l'impression de revenir dans le passé! », déplore Ruba Ghazal, rappelant que personne n’est à l’abri de la violence numérique.

Selon elle, ce phénomène touche autant les jeunes que les adultes, mais frappe particulièrement les femmes, notamment en raison de la diffusion croissante de discours masculinistes provenant des ÉtatsUnis. Elle-même affirme avoir été la cible de nombreux actes de cyberviolence qu’elle a dénoncés récemment.

Un guichet unique pour intervenir rapidement

Le service proposé par Québec solidaire prendrait la forme d’un guichet unique destiné à recevoir les signalements et à intervenir directement auprès des auteurs de cyberviolence. L’objectif serait d’offrir un mécanisme simple, accessible et rapide pour faire cesser les comportements abusifs.

Le parti souhaite aussi créer un nouveau recours légal permettant à un juge d’émettre, dans de brefs délais, une ordonnance pour mettre fin au comportement problématique sans que la victime doive s’engager dans un long processus judiciaire.

Un modèle inspiré de la NouvelleZélande

Cette initiative de la formation politique de gauche s’inspire d’un service similaire instauré en 2015 en NouvelleZélande. Selon Québec solidaire, ce modèle aurait démontré son efficacité en réglant 97 % des cas de cyberintimidation en moins de 15 jours, et seulement 5 % d’entre eux auraient nécessité une intervention légale, contribuant à réduire la pression sur les tribunaux.

« Les personnes qui se font intimider en ligne n'ont pas toujours envie d'aller porter plainte à la police, surtout que dans beaucoup de cas, elles ne veulent pas que la personne aille en prison, elles veulent juste que ça cesse! », a conclu Ruba Ghazal.

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