Actualités

Temps de lecture : 1 min 33 s

Le Bloc Québécois veut abroger la Loi sur la clarté référendaire

Le 03 juin 2026 — Modifié à 09 h 25 min
Par Émile Boudreau - Journaliste

Le Bloc Québécois a déposé, mardi, un projet de loi visant à abroger la Loi sur la clarté référendaire adoptée par le gouvernement de Jean Chrétien en 2000, relançant ainsi le débat sur le droit du Québec à décider de son avenir politique.

Cette loi fédérale prévoit que c’est au Parlement du Canada qu’il revient de juger si une majorité obtenue lors d’un référendum est suffisamment « claire », notamment en déterminant si un résultat de 50 % + 1 des voix constitue une majorité valide.

Pour le député bloquiste de Jonquière, Mario Simard, cette disposition porte atteinte à la capacité des Québécois de trancher eux-mêmes leur destinée.

« Il y a des Québécois qui sont en faveur de la souveraineté et des Québécois qui y sont opposés. Il y en a qui la veulent pour plus tard et d’autres qui ne le savent pas encore. Mais je suis convaincu qu’il y a une quasi-unanimité parmi les Québécois à l’effet que c’est à nous de prendre la décision pour notre avenir. », a-t-il déclaré.

Le dépôt de ce projet de loi survient à la suite de récentes déclarations du premier ministre canadien Mark Carney. Ce dernier a réaffirmé l’importance de la Loi sur la clarté, laissant entendre que la règle du 50 % + 1 pourrait ne pas constituer une « majorité claire » aux yeux du gouvernement fédéral. Pour Mario Simard, cette position revient à nier le droit à l’autodétermination de la nation québécoise.

La riposte politique ne s’est d’ailleurs pas fait attendre à Québec. La semaine dernière, l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité une motion réaffirmant que, dans le cadre d’un référendum, « la règle applicable est celle de la majorité absolue, soit 50 % des votes déclarés valides, plus un vote ».

« Pour le premier ministre Mark Carney, la règle du 50% +1 ne constitue pas une majorité claire. Ses propos sont inacceptables et relèvent d’un paternalisme choquant. », a ajouté le député de Lac-Saint-Jean Alexis Brunelle-Duceppe.

Les deux élus bloquistes ont ainsi insisté sur le fait que la clarté de la question référendaire et l’interprétation du résultat doivent relever exclusivement des Québécois.

« Ça ne regarde que les Québécois ou toute nation appelée à décider de son avenir », a conclu Alexis Brunelle-Duceppe.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié hier à 15h00

Québec investit 3,4 M$ pour favoriser l’accès aux parcs

Le gouvernement du Québec annonce un investissement de 3,4 millions de dollars sur deux ans afin de favoriser l’accès à la nature, particulièrement auprès des populations vulnérables, des jeunes et des nouveaux arrivants. Cette enveloppe s’inscrit dans le cadre de la mesure Accès nature, une initiative lancée en 2024 et portée conjointement par ...

Publié hier à 14h00

Les fraises du Québec font leur retour en épicerie

Bonne nouvelle pour les amateurs de produits locaux, les fraises de champs du Québec font leur entrée dans les étals des épiceries. La récolte a débuté dans la grande région de Montréal et s’étendra graduellement, au cours des prochains jours, vers la Capitale-Nationale et l’ensemble des régions de la province. Cette arrivée progressive est ...

Publié hier à 11h00

La campagne SAC-À-DONS de retour dans la région pour une 13e édition

La Fondation pour l’enfance et la jeunesse du Saguenay–Lac-Saint-Jean, en collaboration avec la Société Saint-Vincent de Paul et Jean Coutu, ont donné, hier, le coup d’envoi de la 13e édition de la campagne régionale SAC-À-DONS. Cette année, la campagne est placée sous la présidence d’honneur de Dave Gosselin, directeur général adjoint du Groupe ...

Abonnez-vous à nos infolettres

CONSULTEZ NOS ARCHIVES