Des travailleuses et travailleurs du milieu communautaire se donneront rendez-vous ce matin, à Alma, devant les bureaux du ministre régional Éric Girard, de 10 h à 12 h, pour faire entendre leur voix, alors que le mouvement Le communautaire à boutte intensifie ses moyens de pression à travers le Québec.
En parallèle, une action se tiendra également à 11 h 30, devant les bureaux de circonscription de la première ministre Christine Fréchette, à Saint-Constant. Tout comme à Alma, des groupes communautaires s’y rassembleront afin de dénoncer leur sous-financement.
Ces manifestations s’inscrivent dans une escalade des actions entreprises par le mouvement, qui accuse le gouvernement de « faire la sourde oreille face à une crise largement documentée et dénoncée par le milieu communautaire depuis plusieurs années ».
Mobilisé depuis plusieurs mois, le milieu communautaire québécois réclame de nouveau des « engagements financiers durables et à la hauteur des besoins sur le terrain ». Rappelons que le 2 avril dernier, près de 10 000 travailleuses et travailleurs provenant de l’ensemble des régions du Québec s’étaient rassemblés devant l’Assemblée nationale pour interpeller directement les élus.
Dans la foulée de cette mobilisation, des représentants du mouvement ont rencontré, le 28 avril, des membres des cabinets de la première et de Chantal Rouleau, ministre responsable de la Solidarité sociale et de l’Action communautaire. À cette occasion, ils ont demandé la création d’un fonds d’urgence pour prévenir la fermeture d’organismes ainsi que la mise en place rapide d’une table de négociation avec le milieu communautaire. Depuis cette rencontre, Le communautaire à boutte dit être sans réponse de la part du gouvernement.
« Avec la mobilisation historique que nous avons menée partout au Québec et le changement de leadership à la tête du gouvernement, nous avions sincèrement espoir qu'une nouvelle ouverture au dialogue soit possible. Malheureusement, nous constatons, aujourd'hui, que les organismes communautaires continuent d'être traités comme une dépense à gérer plutôt que comme des partenaires essentiels au bien-être collectif. », déplorent les porte-paroles du mouvement.