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Questions et réponses avec Michel Bouchard

« J’ai commencé avec mon père et j’ai eu la piqûre tout de suite! »

Le 16 juillet 2026 — Modifié à 11 h 14 min
Par Jean-François Desbiens - Journaliste

Dans cette édition de votre journal, nous vous proposons à nouveau une entrevue avec une personnalité de la région. Nous avons profité d’une rencontre avec le président régional de la Fédération québécoises des chasseurs et pêcheurs Michel Bouchard, qui demeure à Chicoutimi, pour en savoir davantage sur son parcours.

Vous militez depuis longtemps pour défendre les droits des chasseurs et assurer la pérennité de ces loisirs. Après avoir occupé plusieurs postes durant plus de 30 ans au sein de l’Association des Sauvaginiers du Saguenay-Lac-Saint-Jean, vous avez accepté en 2019 de prendre la présidence de ce qu’on appelle la FédéCP, alors qu’un manque de relève se profilait. D’où vient cet amour de la chasse et de la pêche?

Ça fait environ 60 ans que je vais à la chasse et la pêche. J’ai commencé vers l’âge de 7 à 8 ans avec mon père. Il était chasseur et pêcheur et on partait ensemble toutes les fins de semaine. On faisait de la chasse aux petits gibiers, dont la perdrix et les canards. On passait nos fins de semaine à pêcher le doré ou la truite au Lac-Saint-Jean. On avait aussi un chalet au portage des roches sur la rivière Chicoutimi pour pêcher le brochet. Mon frère et ma sœur ne venaient pas. Ce n’était pas dans leurs cordes, mais moi, j’ai pogné la piqûre tout de suite.

Quelles ont été vos plus belles expériences de chasse ou de pêche?

J’en ai eu beaucoup! Dans le cadre du programme d’initiation à la chasse pour former la relève avec l’Association des Sauvaginiers, on prend 10 jeunes et on les amène pour un après-midi de chasse aux canards au petit marais de Saint-Gédéon. C’est arrivé au moins deux fois que j’aie accompagné un jeune de 12, 13 ou 14 ans pour qui c’était la première fois de sa vie. Après avoir fait un peu de canot pour nous rendre à la cache, je lui ai prêté un fusil chargé dans l’attente d’un canard. Quand il est arrivé, le jeune a tiré et l’a abattu. J’ai vu le bonheur dans ses yeux et sur son visage. C’est parmi les plus beaux souvenirs que j’ai et le jeune lui va s’en souvenir toute sa vie. J’ai aussi eu des chasses mémorables au chevreuil, au canard, à la bernache, à l’oie blanche ou à la perdrix. Depuis une trentaine d’années, je chasse avec un chien d’arrêt. C’est mon 8e actuellement et mon plaisir, ce n’est plus de faire tomber du gibier, mais de faire travailler le chien et d’avoir une bonne relation avec lui.

Vous avez 68 ans et vous êtes à la retraite depuis un an. J’imagine que vous n’avez pas l’intention d’arrêter de taquiner le poisson ou chasser?

Non, pas tant que ma santé me le permettra. J’avais beaucoup travaillé dans des restaurants durant mes études et j’aime encore beaucoup cuisiner avec du poisson ou du gibier. Je fais souvent des soupers et on en profite. Je pars aussi bientôt pour une semaine de pêche avec deux de mes enfants. C’est très agréable quand on partage la même passion dans une famille.

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