Chroniques

Temps de lecture : 2 min 15 s

L’automne est une inspiration, ou ma chronique la plus hippie

Le 25 septembre 2025 — Modifié à 15 h 38 min le 24 septembre 2025
Par Alexandra Gilbert

Je crois en avoir déjà fait mention dans une chronique précédente, je crois que la nature n’est que fluctuations ; l’aller-retour des vagues, la respiration, le cycle des feuilles et des fleurs, la dormance de l’hiver, les marées. L’être humain n’en fait pas exception, nous sommes aussi, fluctuants, dans notre énergie, dans le cycle menstruel des femmes et celui de la vie, de la naissance à la mort, une grande vague. Je crois que je suis sensible aux périodes transitoires, l’entre-saison. Pas encore tout à fait fini de l’été mais prête à m’encabaner et faire des compotes. L’été euphorique avec sa vigueur m’épuise désormais et je veux inspirer au lieu d’expirer à plein poumons.

Est-ce que je vais écrire une jasette philosophique, métaphysique et transcendantale, sur mon corps céleste et son énergie variable ? Ben non. C’est juste que, le rythme de la vie, de la charge, des enjeux, des toilettes qui débordent, des appels de l’école, des chaussures trop petites, des collations santé, des deadlines de chroniques et de demandes de subvention, des cellulaires qui tombent dans l’eau, j’peux tu te dire que ça ne fluctue pas. Des fois, on dirait qu’il me faudrait hiberner, alors que des petits bras invisibles tirent sur ma jupe pour obtenir un bout de moi. Fait que, j’ai pris mon chien, des sacs à caca, mes espads pis je suis sortie, même pas de musique.

Dans la forêt, j’ai remarqué que les arbres grincent, j’ai fait faire le saut à un p’tit suisse, il a couiné. Je me suis tassée parce que j’entendais des pas derrière moi. C’étaient mes propres pas. J’ai eu l’air folle mais personne ne le sait parce que tsé. Dans le bois. J’apprendrai rien aux chasseurs ou aux premières nations, je parle aux autres. Il n’y a rien qui peut ramener plus à soi-même que de sortir prendre l’air, tous les jours. J’ai déjà dit que, j’ai l’impression que mon chien s’occupe de moi autant que je m’occupe de lui, parce qu’il m’oblige à aller dehors puis me mettre en situation de mouvement, je ne résiste pas longtemps, ça prend 2 minutes puis je suis aérée et recentrée.

Nous avons la chance, ici au Saguenay-Lac-St-Jean, d’avoir accès à la nature à portée de main (ou de pas, ou au pire un ptit 5-10 minutes d’auto), c’est un cadeau parce qu’elle donne sans prendre, un peu comme une bibliothèque mais ça c’est un autre sujet. Bref, va jouer dehors, sous le soleil, la pluie ou la neige, vas-y, surtout si tu commences à manquer d’air. Oublie pas que t’es un membre de la nature, toi aussi, même si t’as des responsabilités, du linge pis des factures. Ma chronique la plus hippie souhaite te dire que tu n’es qu’un système nerveux piloté par une masse gélatineuse dans une armure d’os avec de la peau tout le tour. Qu’on est petit quand on se compare à l’immensité des étoiles et que des fois, les fourmis et les abeilles sont plus intelligentes que nous. Fait que, ok, va jouer dehors, Kumbaya, pis toute. Bisou.

(J’allais parler de l’ambigüité du débat à propos de l’immigration et sa ligne éthique variable, en ouvrant ce document Word, j’ai été déconcentrée, on se rejase dans deux semaines ?)

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