Pour la première fois en cinq ans, le budget moyen consacré aux vacances estivales des Québécois marque une pause. Selon le sondage annuel de CAA-Québec, réalisé auprès de 1000 répondants, les ménages prévoient dépenser en moyenne 2095 $ pour leurs congés d’été, un montant inchangé par rapport à l’an dernier.
La hausse marquée du prix à la pompe, alimentée notamment par la guerre en Iran et le blocage du détroit d’Ormuz, pèse lourd dans la planification des escapades estivales. Plus de la moitié des répondants (51 %) affirment que le coût de l’essence influence directement leurs décisions de voyage. À cela s’ajoute l’inflation persistante : 60 % des Québécois sondés disent avoir revu leurs plans en conséquence.
Dans les faits, 35 % de ceux dont les vacances sont affectées par la hausse du coût de la vie envisagent de réduire leur budget, voire de simplement rester à la maison plutôt que de voyager.
Le Québec et le Canada privilégiés, les États-Unis délaissés
Malgré ces contraintes, 67 % des Québécois prévoient tout de même prendre des vacances cet été et la majorité des vacanciers choisissent de rester au Québec. Parmi les destinations les plus populaires figurent Charlevoix, la grande région de Québec et la Gaspésie. Le Saguenay–Lac-Saint-Jean se hisse au cinquième rang, à égalité avec les Laurentides.
Le tourisme intérieur canadien attire également une part importante des voyageurs. Parmi ceux qui voyageront ailleurs au pays, 45 % choisiront l’Ontario, tandis que 43 % privilégieront les provinces maritimes.
À l’international, l’Europe continue de séduire, avec l’Italie en tête (30 %), suivie de l’Espagne (23 %), de la France (14 %) et du Portugal (14 %). En revanche, les États-Unis peinent à regagner en popularité : à peine 4 % des Québécois envisagent de s’y rendre cet été, un niveau comparable à celui de l’an dernier.
Août devient le mois favori des vacanciers
Les habitudes de vacances évoluent également en matière de calendrier. Alors que les vacances de la construction ont longtemps été un moment phare de l’été québécois, elles n’attirent désormais qu’un quart des vacanciers, une proportion stable depuis plus d’une décennie.
Le mois d’août s’impose dorénavant comme la période préférée, choisi par 47 % des répondants. Le mois de juin gagne aussi en popularité, avec 25 % des vacanciers, contre 19 % l’année précédente.
Quant à la durée du repos estival, deux semaines demeurent la formule la plus prisée (34 %), suivies par les séjours de trois semaines ou plus (31 %). Les vacances d’une semaine séduisent 20 % des participants, tandis que 12 % optent pour quelques jours seulement.