Économie

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Malgré les difficultés de l’industrie

La scierie Arbec de L’Ascension tient le coup

Le 04 juin 2026 — Modifié à 09 h 45 min
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Malgré les bouleversements de l’industrie du bois d’œuvre, les activités sont actuellement plutôt stables à l’usine Arbec de L’Ascension-de-Notre-Seigneur.

Cette stabilité, voire ce regain, est notamment dû aux modifications apportées à l’une des trois lignes de production de la scierie appartenant au Groupe Rémabec.

« Depuis qu’ils [la direction] ont transformé une des lignes pour qu’elle fasse juste du 16 pieds, ça va quand même bien », affirme Stéphane Reschke, nouveau président du Syndicat des salariés de la scierie de Péribonka de l’Ascension. « Avant, dit-il, on coupait plus du petit bois. Mais là, ils ont fait des modifications qui permettent de couper beaucoup plus de 16 pieds, ce qui revient moins cher et qui cause moins de pertes à l’entreprise. »

Actuellement, l’usine emploie environ 75 % de la main-d’œuvre qu’elle avait au moment de sa première fermeture temporaire en 2023 ou en 2024. L’arrêt de production survenu à l’été 2025 a quant lui servi à convertir la ligne de production susmentionnée.

Selon Stéphane Reschke, l’usine Arbec de L’Ascension manquerait même de personnel après avoir perdu une trentaine d’employés en raison des interruptions de production des dernières années.

« Ça a fait mal, dit-il.  On en a perdus pas mal l’année passée parce que ce n’est jamais sûr ici, même s’il y a de bons salaires. Entre autres, au rabotage, en ce moment, on fonctionne sur deux shifts, mais on pourrait fonctionner sur trois si on avait le monde. »

Résiliente malgré les tarifs

Contrairement à d’autres, la scierie de L’Ascension parvient à sortir la tête de l’eau du fait de son important volume de production. « Ce qui nous donne une chance, soutient Stéphane Reshcke, c’est qu’on en coupe beaucoup, du bois, et aussi les changements qu’ils [la direction] ont faits dans la production. »

N’empêche, les tarifs douaniers protectionnistes américains, dont le taux global est actuellement de 45 %, continuent d’exercer une pression suffocante sur la scierie de L’Ascension comme sur le reste de l’industrie forestière canadienne et québécoise.

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