La Banque du Canada a annoncé le maintien de son taux directeur à 2,25 %, une décision prise pour la cinquième fois consécutive.
Le gouverneur de la banque centrale a reconnu que l’économie canadienne avait été plus faible que prévu au cours du premier trimestre, selon des informations rapportées par Radio-Canada. Ce ralentissement survient alors même que les prix mondiaux du pétrole demeurent élevés, une combinaison qui complique la tâche de la banque centrale. En conséquence, l’inflation pourrait avoisiner les 3,0 % dans les mois à venir.
La Banque du Canada s’est donc retrouvée dans une position difficile. Ne pouvant pas répondre efficacement aux deux défis simultanément elle considère que de maintenir le taux directeur à son niveau actuel constitue la meilleure option pour équilibrer ces risques opposés.
Malgré ce contexte, la banque centrale entrevoit une reprise de la croissance à moyen terme. Toutefois, cette projection reste entourée d’une forte incertitude. Parmi les facteurs de risque, le gouverneur a évoqué la guerre en Iran, qui exerce une pression directe sur les prix de l’énergie, ainsi que l’orientation de la politique commerciale américaine.
En ce qui concerne l’inflation, la Banque du Canada adopte une approche mesurée. Elle indique qu’elle continuera de ne pas réagir aux hausses de prix à court terme attribuables au choc pétrolier lié au conflit au Moyen-Orient. Néanmoins, Tiff Macklem a tenu à réaffirmer la vigilance de l’institution. Si les pressions inflationnistes devaient s’installer durablement, la Banque du Canada n’hésiterait pas à intervenir.