Le Club de pickleball d’Alma est victime de son succès. Fort de plus de 450 membres, le club fait face à un manque de terrains pour répondre à la demande grandissante. Devant cette réalité, les dirigeants évaluent différentes options, dont la possibilité d’investir dans l’acquisition d’une bâtisse afin d’y aménager de nouveaux terrains.
Actuellement, les activités intérieures du club se déroulent au Centre multisports d’Alma, où les joueurs ont accès à huit terrains. Durant l’été, une partie des activités est également transférée sur huit terrains extérieurs. Malgré cela, la demande demeure si forte que le club ne peut accepter toutes les inscriptions.
« On a une liste d’attente. En six ans, nous sommes passés de 90 à 450 membres. Idéalement, il nous faudrait quatre autres terrains intérieurs, mais ce n’est pas possible avec la Ville d’Alma. Les autres plateaux sont réservés pour d’autres sports, ce qui se comprend. Donc, on doit trouver des alternatives », explique le président du club, Pierre Briand.
Certaines activités ont maintenant lieu dans le nouveau gymnase de l’École Albert-Nault. Là encore, le club doit toutefois composer avec les disponibilités du plateau sportif. C’est pourquoi les gestionnaires envisagent de plus en plus sérieusement l’acquisition d’une infrastructure dédiée au pickleball.
« On regarde un peu partout pour voir s’il y aurait une bâtisse qu’on pourrait adapter à nos besoins. Comme le projet circule beaucoup, on reçoit parfois des appels pour nous proposer des bâtiments. On a d’ailleurs analysé une bâtisse récemment, mais elle ne convenait pas, donc ça n’a pas fonctionné. »
Construction neuve difficilement envisageable
La possibilité de construire un centre flambant neuf consacré au pickleball a également été étudiée. Ailleurs au Québec, ce type d’infrastructure spécialisée se développe de plus en plus.
À Alma, toutefois, un tel projet semble difficilement réalisable à court terme.
« Ça nécessiterait un investissement entre 5 et 10 M$, ce qui n’est pas vraiment possible pour nous. On est un gros club, mais pas assez pour investir autant. L’acquisition d’une bâtisse existante qu’on pourrait adapter serait beaucoup plus réaliste. »
À Saguenay, le club qui tient ses activités au Centre Intencité fait face à une situation semblable. Les deux organisations aimeraient éventuellement se doter d’installations adaptées à leur sport.
« C’est sûr que l’idéal serait de travailler ensemble sur un projet comme celui-là. Mais ce n’est pas simple en raison des coûts. »
Pierre Briand conclut en précisant que les démarches pour trouver de nouvelles installations se poursuivent, même si un projet concret ne devrait pas voir le jour à court terme. De nouveaux terrains permettraient au club d’accueillir davantage de joueurs, alors que sa croissance est actuellement freinée par le manque d’espace disponible.