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Lawrence Potvin satisfait que l'on sépare la religion de la politique

Le 15 avril 2015 — Modifié à 00 h 00 min le 15 avril 2015
Par Karine Desrosiers

SÉPARATION. « Tu peux croire en qui tu veux. Cependant, tu n'as pas à te servir de tes croyances religieuses pour faire avancer tes croyances politiques » lance d'un trait de maire de Métabetchouan—Lac-à-la-Croix, Lawrence Potvin.

Ce dernier réagit ainsi à la décision de la Cour suprême qui interdit au maire de Saguenay, jean Tremblay, de poursuivre la récitation de la prière au début des séances du conseil municipal.

Dès sa première élection à titre de maire, au début des années 2000, Lawrence Potvin avait fait abolir la prière et la minute de réflexion avant les séances du conseil. Il a également fait retirer le crucifix de la salle du conseil.

« On l'a fait placer dans la salle des archives, car c'est tout de même un symbole historique pour la municipalité. L'important, c'est de respecter le choix de chacun et il faut respecter ces choix », ajoute Lawrence Potvin.

Il soutient notamment que le jugement de la Cour suprême a le mérite de clarifier les choses et la situation.

« La gestion municipale et la politique ne vont pas avec la religion. Tu peux avoir tes propres croyances, mais quand tu deviens un administrateur public, tu n'as pas à afficher tes croyances. On se doit d'être de plus en plus neutre dans notre façon de gouverner », affirme Lawrence Potvin.

Le maire de Métabetchouan—Lac-à-la-Croix tire sa vision des choses des nombreuses années de syndicalisme où il a appris à respecter les convictions de tous et chacun.

« Lors d'une récente élection, le curé de la paroisse est venu me féliciter. Du tac-au-tac, je l'ai remercié en lui signifiant: vous allez vous occuper du spirituel et moi, du temporel », avait-il alors lancé en boutade pour signifier que son choix était déjà fait depuis longtemps sur l'importance de séparer religion, politique et administration municipale.

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