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Le maire de Desbiens quitte ses fonctions

Yohann Harvey Simard
Le 23 août 2023 — Modifié à 14 h 21 min le 23 août 2023
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Le maire de Desbiens, Claude Delisle, a quitté ses fonctions à la mairie le 19 juillet dernier. Un grief avait été déposé, semble-t-il, contre lui peu avant par les employés membres du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ).

Interrogé sur les motifs qui l’ont conduit à démissionner, Claude Delisle a répondu qu’il en allait de raisons familiales.

« Moi, ma fille est décédée, on a ses deux enfants à la maison. On va mettre notre temps sur les enfants. La mairie, c’était beaucoup de réunions le soir », explique-t-il.

Des élections devront ainsi être déclenchées au cours du prochain mois. La ville de Desbiens dispose de quatre mois pour élire un nouveau maire.

Grief

La démission de l’ex-maire est survenu tout juste à la suite du dépôt d’un grief à l’endroit d’un élu.

L’identité de la personne ciblée n’a pas été spécifiée au moment de l’annonce du grief, lors de la séance du conseil de ville du 10 juillet dernier. Cependant, selon des informations obtenues par le journal Le Lac-St-Jean auprès d’une source, il s’agirait de Claude Delisle. Le SFPQ n’a de son côté pas voulu donner de confirmation.

Cette même source précise que le dépôt du grief aurait été appuyé par la majorité, sinon l’ensemble des employés municipaux. On reprocherait à l’ex-maire d’avoir procédé à du harcèlement psychologique auprès de certains membres de l’administration.

Le directeur général de Desbiens, Mathieu Simard, indique qu’une enquête devait normalement être menée, mais que les démarches ont été abonnées suivant le départ du maire.

Antécédents

Par ailleurs, il semblerait que Claude Delisle ait déjà commis des actes similaires par le passé. Une personne l’ayant côtoyé du temps où il était coordonnateur de la Maison des jeunes de Desbiens affirme avoir été victime de harcèlement psychologique de sa part.

Claude Delisle aurait notamment fait des commentaires inappropriés à plusieurs reprises au sujet de l’orientation sexuelle des employés de l’organisme. Il aurait également tenu divers propos discriminatoires, tant à l’égard des membres du personnel que des enfants fréquentant l’établissement.

« Il n’arrêtait pas de nous dire qu’on n’avait pas de DEC ou de baccalauréat, qu’on n’était même pas des vrais éducateurs spécialisés. Parfois, il pouvait dire que certains jeunes ne feraient rien de leur vie, et il disait même ça devant d’autres jeunes », mentionne notre source.

De plus, l’ancien coordonnateur aurait été accusé de pratiques interdites dans le cadre de sa gestion de l’établissement. Claude Delisle a quitté son poste à la Maison des jeunes de Desbiens au printemps dernier. Une dizaine de plaintes auraient été déposées contre lui.

 

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