Quelques semaines après la fin des travaux d’agrandissement, la différence se fait déjà sentir entre les murs de la Maison de répit-dépannage Gilles-Carle/Maurice Tanguay d’Alma. L’investissement de 1,6 M$ a permis de transformer les espaces disponibles et, surtout, d’offrir un milieu de vie davantage adapté aux besoins variés des bénéficiaires de même qu’aux réalités quotidiennes des employés.
Pour les personnes accueillies, le changement se fait d’abord sentir dans la possibilité de disposer de davantage d’espace, notamment par le biais d’une grande salle consacrée aux activités valorisantes. « Avant, tout se faisait au même endroit, c’est-à-dire autour de la table à dîner qui était presque dans le salon », précise la directrice générale de l’organisme, Suzie Hudon.
Le salon, maintenant libéré grâce à l’ajout de la nouvelle salle, peut ainsi servir aux bénéficiaires plus âgés ou en perte d’autonomie qui souhaitent se retirer dans un environnement plus calme lorsqu’ils en ressentent le besoin. Cette possibilité de s’isoler momentanément facilite la cohabitation entre des personnes dont les besoins et les habitudes peuvent être très différents.
L’aménagement d’une salle multisensorielle constitue aussi un ajout important. Cet espace offre de nouvelles possibilités d’activités et de détente pour une clientèle composée notamment de personnes vivant avec une déficience intellectuelle ou se trouvant sur le spectre de l’autisme. En somme, la nouvelle configuration de la Maison de répit-dépannage d’Alma donne plus de place à des activités qui favorisent la participation, l’autonomie et l’épanouissement des bénéficiaires.
De plus, l’agrandissement permet d’accueillir plus de bénéficiaires à la fois. « On peut maintenant accueillir deux fois plus de bénéficiaires, soit environ 12 personnes, pour le répit de jour. C’était important pour nous parce que les demandes ne cessent d’augmenter », confie Suzie Hudon.
Plus d’intimité, plus de possibilités
L’ajout d’une chambre simple constitue un autre changement significatif. Avec douze lits répartis dans cinq chambres doubles et deux chambres simples, l’établissement bénéficie d’une plus grande souplesse dans l’accueil des personnes.
La diversité des chambres permet de mieux concilier les différentes réalités qui se côtoient sous un même toit et d’ainsi accueillir plus de bénéficiaires. « On a le souci de ne pas jumeler n’importe qui avec n’importe qui », résume Suzie Hudon.
Cette amélioration profite également aux familles. En sachant que leur proche dispose d’un environnement mieux adapté, celles-ci peuvent bénéficier du répit offert par la Maison avec une plus grande tranquillité d’esprit.
Des conditions de travail améliorées
Suzie Hudon observe également des bénéfices chez les employés. Avant les travaux, les intervenants devaient composer avec des espaces restreints malgré une clientèle aux besoins multiples, ce qui pouvait rendre la gestion des lieux compliquée.
Avec des locaux mieux adaptés, les employés peuvent davantage se concentrer sur leur rôle premier : accompagner les bénéficiaires, assurer leur sécurité et contribuer à leur bien-être. « On ne vit plus avec le brouhaha. Le personnel est plus disposé et moins fatigué parce qu’il n’est plus tout le temps dérangé. C’est le jour et la nuit », conclut la directrice générale.