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« Les lumières de Val-Jalbert »

Un jeu vidéo pour faire vivre l’expérience de Val-Jalbert autrement

Le 21 août 2026 — Modifié à 12 h 00 min
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste

L’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et le Village historique de Val-Jalbert misent sur le jeu vidéo pour renouveler la façon de découvrir le patrimoine régional. Les deux partenaires dévoilent Les lumières de Val-Jalbert, une expérience immersive qui plonge les joueurs au cœur du célèbre village historique et cherche à créer un nouveau lien entre le public et le patrimoine du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Développé sous la direction de Dave Hawey, professeur en théories et pratiques de développement de jeu vidéo à l’École des arts numériques, de l’animation et du design NAD-UQAC, le projet s’inscrit dans une démarche de recherche consacrée au rôle du jeu vidéo dans la diffusion des savoirs culturels.

Une plongée dans le Val-Jalbert abandonné

Dans Les lumières de Val-Jalbert, les joueurs sont transportés à une époque où le village avait été abandonné. Ils doivent explorer les lieux et découvrir progressivement les traces laissées par le passé industriel et humain du site.

La narration, portée par la voix de l’humoriste, conteur et comédien Michel Barrette, combine des éléments historiques et archéologiques avec une touche de réalisme magique.

L’objectif dépasse toutefois le simple divertissement. Le jeu est conçu comme une prévisite, destinée à éveiller la curiosité des joueurs et à leur donner envie de poursuivre leur découverte directement sur le site de Val-Jalbert.

« Le jeu vidéo nous permet de proposer une autre porte d’entrée vers le patrimoine. Il ne s’agit pas simplement de transmettre de l’information, mais de créer une expérience qui permet aux joueurs et aux joueuses de découvrir, d’interpréter et de ressentir un lieu », explique Dave Hawey.

Pour Christine Levasseur, présidente du conseil d’administration de la Corporation du Parc régional de Val-Jalbert, le jeu constitue une nouvelle vitrine pour le site historique.

Elle estime que cette fenêtre virtuelle pourrait contribuer à rejoindre de nouveaux publics et à faire connaître l’histoire, le patrimoine industriel et l’environnement naturel de Val-Jalbert au Québec comme à l’étranger.

Un projet qui sert aussi de laboratoire de recherche

Derrière le jeu vidéo se trouve également un important volet scientifique. L’équipe de recherche cherche à comprendre comment les choix effectués lors de la conception d’un jeu peuvent favoriser une expérience patrimoniale significative.

Les chercheurs s’intéressent notamment à trois aspects : la conception du jeu, l’expérience vécue par les joueurs et la manière dont ceux-ci interprètent et reconnaissent les éléments culturels qui leur sont présentés.

Une étude qualitative menée auprès d’environ 100 participantes et participants permettra notamment d’analyser leur expérience. Les résultats devraient contribuer à l’élaboration d’un modèle d’engagement envers le patrimoine qui pourrait éventuellement être appliqué à d’autres jeux vidéo consacrés à la culture et à l’histoire.

À la rencontre du patrimoine et du tourisme

Pour les partenaires du projet, le jeu vidéo pourrait devenir un outil supplémentaire pour les institutions culturelles, les établissements d’enseignement et les acteurs touristiques.

Son caractère interactif permet notamment de rejoindre des publics qui ne fréquentent pas nécessairement les lieux patrimoniaux de façon traditionnelle. En offrant une première expérience virtuelle, Les lumières de Val-Jalbert cherche ainsi à susciter l’intérêt avant même une visite sur place.

Le projet veut démontrer que le jeu vidéo peut jouer un rôle qui dépasse largement celui du divertissement en devenant un outil de découverte, d’interprétation et de valorisation du patrimoine.

Une collaboration entre l’université et le milieu

Les lumières de Val-Jalbert est le fruit d’une démarche de recherche partenariale réunissant les expertises de l’UQAC, les connaissances liées au patrimoine et les besoins du milieu touristique.

« Ce projet illustre pleinement la force de la recherche partenariale : mettre les connaissances et la création au service des besoins du milieu et de retombées concrètes pour notre communauté », souligne Luigi Bouchard, vice-recteur à la recherche, à la création et à l’innovation de l’UQAC.

Avec cette initiative, l’UQAC souhaite ainsi favoriser des projets de recherche et de création capables de produire des retombées concrètes dans la communauté, tout en contribuant au rayonnement du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

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