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Nutrinor veut se tourner vers la production de biodiesel

Le 27 juillet 2010 — Modifié à 00 h 00 min le 27 juillet 2010
Par Karine Desrosiers

La direction de la coopérative Nutrinor étudie présentement la possibilité de se lancer dans la production de biodiesel. À cet effet, elle pourrait construire une usine de quelque 3,2 M $ sur le territoire de la MRC Lac-St-Jean-Est où elle produirait jusqu’à 3 millions de litres de biodiesel à partir d’huiles usées et de canola des producteurs de la région.

En conférence de presse cette semaine, le directeur général de la division Sonic de Nutrinor, Alain Bouchard, a mentionné que le projet en était au stade de financement alors que Nutrinor est à la recherche de partenaires pour se lancer dans ce projet qui permettrait à la région de faire un pas de plus vers l’autosuffisance. Du coût, ce seraient également trois millions de litres de carburant que l’on n’aurait pas besoin d’importer dans la région.

Si Nutrinor trouve les partenaires financiers appropriés, on pourrait amorcer dès le printemps 2009 la construction de cette usine de transformation.

Pour alimenter l’usine, on va d’abord effectuer la récupération des huiles alimentaires usées dans les différents établissements de restauration au Saguenay—Lac-Saint-Jean. Une étude a fait la démonstration qu’il y a environ 1,5 million de litres de ce type d’huile à chaque année et l’usine de transformation de Nutrinor pourrait en récupérer quelque 750 000 litres. Également, à partir de la culture de canola, on pourrait aussi récupérer quelque 2,5 millions de litres à partir de grains qui sont non classés.

Une fois les 3 millions de litres de biodiesel obtenu, Nutrinor en ferait un mélange de type B5, c'est-à-dire 95 % de pétro diesel et 5 % de biodiesel. En fin de compte, cela représenterait une production de quelque 60 millions de litres distribués à travers le réseau de la filière énergétique Sonic.

Le projet a été présenté aux deux paliers de gouvernement et à des partenaires potentiels, car Nutrinor fixe à 40 % sa participation au projet. Selon les premières estimations, si l’usine est opérationnelle en 2010, elle pourrait alors générer des ventes de près de 3 millions $, dégageant aussi un profit intéressant pour Nutrinor et les associés.

La coopérative attend des réponses d’ici la fin du mois de juin et par la suite, le conseil d’administration prendra la décision finale dans ce dossier. « Cependant, avec la crise pétrolière qui secoue présentement le monde, Nutrinor y voit une belle occasion de faire davantage dans ce domaine, même si l’achat du pétro diesel demeure à la merci des fluctuations du marché », souligne Alain Bouchard.

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