Mercredi, 28 février 2024

Actualités

Temps de lecture : 2 min 50 s

Protection incendie: la route 169 dans la réserve faunique des Laurentides est maintenant sécurisée à 100 %

Le 11 février 2011 — Modifié à 00 h 00 min le 11 février 2011
Par Karine Desrosiers

Protection incendie: la route 169 dans la réserve faunique des Laurentides est maintenant sécurisée à 100 %

La Sécurité civile du Québec, Ville d’Alma et la Régie intermunicipale en sécurité incendie du Secteur Sud viennent de signer une entente historique qui assure une couverture intégrale de la route 169, dans la Réserve faunique des Laurentides, entre le kilomètre 0 (embranchement 169-175) et la limite de la MRC Lac-St-Jean-Est située à proximité de l’ancienne barrière Mésy, à l’entrée Nord de la Réserve faunique.

Que ce soit pour un incendie d’immeuble, de véhicule ou un déversement de matières dangereuses, l’entente garanti qu’il y aura une intervention rapide et efficace de la part du service des incendies de la Régie intermunicipale en sécurité incendie du Secteur Sud, que Ville d’Alma viendra en renfort dans le secteur Sud et que la facture de l’intervention sera réglée rapidement par le ministère de la Sécurité publique.

Vendredi dernier, à l’hôtel de ville d’Alma, Guy Laroche, sous-ministre associé à la sécurité civile et la sécurité incendie du Québec, le maire d’Alma, Marc Asselin et le maire d’Hébertville-Station, Réal Côté, président de la Régie intermunicipale en sécurité incendie Secteur Sud, ont présenté les grandes lignes de cette entente historique pour la couverture de la route 169 dans la Réserve faunique des Laurentides.

Différents événements malheureux survenus dans la réserve faunique ont démontré la difficulté de mobiliser les pompiers vers les sites de ces accidents.

Cette problématique préoccupait notamment Bernard Dallaire, directeur du service des incendies de Ville d’Alma depuis plus de 20 ans.

En février 2007, il a notamment provoqué une rencontre sur la question avec le ministère des Transports, la Sécurité publique, Ville Saguenay, les MRC du Fjord de Lac-St-Jean-Est et Beaupré et Ville d’Alma.

Afin de mettre de la pression sur le gouvernement, Hébertville a refusé d’intervenir lors d’un feu de véhicule dans la réserve faunique sous prétexte qu’il n’y avait pas de vies en danger. Un autre événement survenu en septembre 2009, soit l’incendie d’un camion au km 43 a été marqué par le même refus des pompiers d’intervenir.

Le sous-ministre Guy Laroche, en poste depuis décembre dernier seulement, a vite compris l’importance de trouver une solution durable à cette problématique des secteurs éloignés sur les territoires non organisés et de mettre au point un processus de remboursement rapide pour les casernes de pompiers qui effectuent le travail.

Protocole

L’entente conclue stipule donc que si un incident survient entre les kilomètres 0 et 62 de la route 169, les effectifs de la Régie Sud seront déployés sur les lieux.

Pour sa part, la Ville d’Alma s’engage à couvrir le territoire de la Régie Sud si ses pompiers sont mobilisés et à intervenir dans le cas où ceux-ci auraient besoin de support en effectifs et équipements spécialisés comme par exemple dans le cas d’un déversement de matières dangereuses alors que Ville d’Alma possède les équipements et le personnel qualifié pour ce type d’intervention

Également, suite aux discussions intenses avec le ministère de la Sécurité publique, une entente est intervenue au début décembre. Ville d’Alma assure la desserte pour les pinces de désincarcération de Laterrière à l’Étape et sur la 169 et la facture est transmise à la Société de l’assurance automobile du Québec.

« Ce qui est important de comprendre, c’est que si on mobilise des camions et équipements vers la Réserve faunique, il faut toujours s’assurer que l’on dispose de la même qualité de couverture incendie dans chacune de nos municipalités. Nos déplacements se feront si des vies sont en danger, pour des feux de matières dangereuses et de la désincarcération », précise Bernard Dallaire.

Le maire d’Alma, Marc Asselin a qualifiée « d’intelligente et novatrice » cette entente en souhaitant que l’on n’ait pas besoin de s’en servir. Mais advenant le cas, on sera prêt à faire face à la situation.

Le sous-ministre Guy Laroche souligne au passage qu’il s’agit également d’un modèle qui pourrait facilement être exporté dans d’autres régions du Québec où l’on vit une problématique semblable.

Quant aux autres parties de la Réserve faunique, les discussions se poursuivent avec les municipalités de Saguenay, Stoneham et Québec pour conclure une entente similaire au cours des prochaines semaines.

Abonnez-vous à nos infolettres

CONSULTEZ NOS ARCHIVES