Économie

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Fermeture prolongée

Vent d’inquiétude pour l’avenir de la scierie d’Arbec à l’Ascension

Le 18 juillet 2024 — Modifié à 11 h 17 min
Par Jean Tremblay - Journaliste

Après avoir annoncé une première fermeture d’au moins quatre semaines à compter du 14 juin, voilà que la direction d’Arbec ajoute quatre semaines supplémentaires de cessation d’activité à la scierie de l’Ascension. Une situation qui cause de nombreuses inquiétudes quant à l’avenir de l’usine qui compte 180 employés.

Le maire de la municipalité et également préfet de la MRC de Lac-Saint-Jean-Est, Louis Ouellet, avoue, à mots à peine cachés, vivre de l’angoisse face à cette situation qui perdure. D’autant plus que l’entreprise doit composer avec les aléas du marché qui sont défavorables dans l’industrie mondiale du bois d’œuvre.

« Les conditions qui ont mené à une première fermeture sont toujours au rendez-vous. Le prix de la fibre est trop élevé. S’ajoutent les tarifs d’exportation aux États-Unis. Selon moi, cette situation va perdurer tant et aussi longtemps que le marché ne s’améliorera pas », explique-t-il.

Il rappelle que l’industrie forestière est comme une chaîne qui gravite autour de plusieurs partenaires d’affaires.

« Ce qu’il faut comprendre également c’est que les sous-produits d’Arbec comme les sciures, les planures, les écorces et les copeaux, servent de matières premières pour d’autres entreprises. Lorsqu’il y a un maillon de la chaîne qui lâche, ça affecte l’ensemble de l’industrie. »

Il ajoute : « Je n’ai pas de boule de cristal, mais l’usine pourrait être fermée pendant encore longtemps. C’est difficile pour l’avenir. Nous sommes dans une tempête assez parfaite. »

Inquiétude au syndicat

Même son de cloche de la part d’Olivier Larouche, président du syndicat affilié à la CSD qui représente les employés de la scierie Arbec. Il ne cache pas son inquiétude sur le prolongement de la fermeture de l’usine de l’Ascension.

« Ça fait depuis l’an dernier que je demande de rencontrer le Forestier en chef. Finalement, je vais le voir dans les prochains jours pour parler des enjeux auxquels nous sommes confrontés. Cette semaine, j’ai eu l’occasion d’en discuter avec le député de Lac-Saint-Jean Éric Girard. Ce qui fait vraiment mal, c’est le bois vendu aux enchères », explique le président.

Pour Arbec, 55% du bois vient du contrat d'approvisionnement et d'aménagement forestier (CAAF). Il est garanti. Le reste doit provenir des enchères publiques.

« De plus, notre approvisionnement se situe à 15 heures de route de l’usine. Ce n’est pas à côté. J’espère qu’après ces quatre semaines supplémentaires de fermeture, tout revienne à la normale. Sinon, j’ai peur de perdre des membres. Avec la rareté de la main-d’œuvre, quand on ferme trop longtemps, certains cherchent du travail ailleurs », conclut le président du syndicat.

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