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Le Fonds municipal vert refuse la demande de la RMR

Le 11 février 2013 — Modifié à 00 h 00 min le 11 février 2013
Par Karine Desrosiers

Les membres du conseil d’administration de la Régie des matières résiduelles du Lac-Saint-Jean viennent de prendre connaissance de la réponse de la Fédération canadienne des municipalités concernant la demande de financement de la RMR pour le Fonds municipal vert (FMV) et son projet de recyclage du polystyrène (PS), communément connu sous le nom de plastique # 6 ou styromousse. Au grand regret de tous les administrateurs, la demande a été refusée en raison de critères contraignant d’éligibilité.

Pourtant, le problème est criant. Annuellement, ce sont 500 tonnes de PS qui se retrouvent à l’enfouissement et de ce nombre, près de 20 % transige par le Centre de tri, nécessitant donc une double manipulation avant l’enfouissement.

Bien qu’en pourcentage cela ne représente que 1 % du tonnage total des déchets enfouis, il occupe pourtant l’espace de 12 000 tonnes, ce qui diminue d’autant la durée de vie utile d’un lieu d’enfouissement technique.

Pour être admissible à l’octroi du financement au FMV, la demande doit viser à atteindre un taux global de valorisation des matières d’au moins 50 %, et ce, calculé en fonction du poids. Or, le polystyrène est un produit qui prend énormément de place en volume mais qui ne pèse pratiquement rien.

À la lumière de cette nouvelle et conscient que ce projet serait profitable pour l’ensemble des citoyens du Lac-Saint-Jean, le conseil d’administration a décidé de solliciter une demande d’appui auprès de Denis Lebel, député de Roberval-Lac-Saint-Jean, ministre des Transports, de l’Infrastructure et des Collectivités, ministre de l’Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec, pour évaluer d’autres occasions de financement pouvant s’offrir à la RMR.

De plus, un second mandat a été octroyé à l’instigateur du projet, Patrick Cadier. Il agira à titre de chargé de projet et disposera d’une enveloppe budgétaire pour élaborer un nouveau plan d’action pour les étapes à venir.

« Le polystyrène est une matière que l’on retrouve en très grande quantité dans les sites d’enfouissement et qui occupe beaucoup d’espace, Nous avons tout intérêt à poursuivre nos recherches pour trouver une solution à ce problème qui aura un impact à long terme sur la longévité des LET », commente Lucien Boily, président de la RMR.

En guerre contre le styromousse

La Régie des matières résiduelles du Lac-Saint-Jean recherche un financement de quelque 200 000 $ qui permettrait la réalisation de son projet de recyclage du polystyrène (PS).

Ce produit constitue présentement la bête noire de la RMR dans les bacs de récupération et à son Centre de tri.

Grâce au travail de l’Escouade Bleue, au cours de la dernière saison estivale, la RMR a pu constater que cette matière, le styromousse, se retrouvait en très grande quantité dans les bacs de récupération. C’est donc à la lumière de ce constat qu’est venue l’idée de pousser la recherche dans cette voie pour trouver une solution à ce problème.

« Cette matière est très légère mais occupe énormément de place dans les sites d’enfouissement. Comme l’objectif est de diminuer l’enfouissement, il faut s’attaquer à ce problème dès maintenant », soutient Lucien Boily.

Le styromousse, l’erreur la plus fréquente

Dans le cadre de la l’édition 2012 de l’Escouade Bleue, le bilan démontre clairement que quelque 80 % des citoyens du Lac-Saint-Jean respectent la plupart des bonnes pratiques en matière de recyclage. Il reste cependant encore 20 % de gens à sensibiliser.

Entre le 26 juin et le 17 août 2012, les 17 agents de l’Escouade Bleue ont examiné près de 8400 bacs et visité 651 ICI (Industries, Commerces et Institutions) dans les 36 municipalités du Lac-Saint-Jean et de la communauté montagnaise de Mashtheuiatsh.

En plus des bacs à recyclage résidentiels, les équipes se sont présentées dans divers endroits publics tels que les stationnements d’épicerie, les centres commerciaux et les festivals pour faire de la promotion sur les bonnes pratiques et échanger avec les citoyens.

De façon générale, 80 % des bacs visités respectaient la plupart des bonnes pratiques comparativement à 19 % où la présence de matières indésirables était en grande quantité. De ce 80 %, quelque 33 % des bacs contenaient peu d’erreurs et le recyclage y était presque parfait tandis que 48 % des bacs contenaient les erreurs les plus fréquentes. De plus, on constate que 27 % des bacs sont utilisés à pleine capacité mais que seulement 6 % débordent.

Dans les erreurs les plus fréquentes, on retrouve le styromousse et le plastique # 6. Ces matières étaient présentes dans une proportion de 43 %, soit dans près d’un bac sur deux. Souvent dissimulée sous des apparences de plastique, le styromousse est la matière qui confond le plus souvent les consommateurs. Le meilleur exemple est très certainement l’emballage de styromousse bleue utilisé pour la vente des champignons. Pris à tort pour du plastique, on en retrouve en grande quantité dans les bacs. La styromousse porte le # 6.

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