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Une simple histoire de drapeau… un peu coûteuse, mais qui vaut son pesant d'or !

Le 13 septembre 2013 — Modifié à 00 h 00 min le 13 septembre 2013
Par Karine Desrosiers

Une simple histoire de drapeau… un peu coûteuse, mais qui vaut son pesant d'or !

La traditionnelle image du soldat qui hisse le drapeau au sommet d'un mât fait piètre figure quand vient le temps de remplacer les drapeaux du Québec et du Canada qui trônent au sommet des deux mâts, face à l'hôtel de ville à Alma. En effet, il faut recourir à un camion/nacelle du Service électrique et la dépense est pour le moins salée… pour un simple symbole imprimé sur du tissu, soit près de 125 $ à chaque fois.

Depuis plusieurs années, en raison du vandalisme qui sévissait dans le secteur de l'hôtel de ville, on a retiré les cordes qui permettaient de hisser ces drapeaux en toute simplicité. Les drapeaux disparaissaient au rythme où on les remplaçait.

Également, les deux mâts de drapeau en question sont situés au sortir d'un entonnoir naturel, formé par le rapprochement de l'hôtel de ville et du Complexe Jacques-Gagnon. Il y a donc formation d'un phénomène appelé « effet venturi » qui se traduit sommairement par le fait que si le débit de fluide est constant et que le diamètre diminue, la vitesse augmente nécessairement. Donc, les vents dominants d'Ouest sont très forts dans ce secteur, fouettant d'autant les drapeaux et réduisant ainsi leur durée de vie utile.

À raison de deux à trois fois par année, on doit donc procéder au remplacement de ces symboles du Canada et du Québec.

Ce mercredi, par exemple, le drapeau du Canada devait être remplacé, étant totalement déchiqueté par le vent.

La commande a donc été donnée au Servie électrique de Ville d'Alma. Ce travail s'effectue en quelque 30 minutes.

Un camion/nacelle du Service électrique coûte un peu plus de 100 $ de l'heure à opérer (salaire de l'opérateur, essence, assurance, amortissement, etc…).

Deux employés spécialisés en électricité… et non en remplacement de drapeau, à raison de plus de 40 $ de l'heure chacun, sont alors requis, soit un employé au sol qui assure la sécurité des lieux et un opérateur dans la nacelle.

Pour 30 minutes, on en est rendu à quelque 75 $.

À cela, on ajoute naturellement le prix d'achat du drapeau, soit 46 dollars, incluant les taxes.

On peut donc imaginer qu'il en a coûté près de 125 $ pour le simple remplacement d'un drapeau du Canada.

Mais, donnons à César ce qui appartient à César. Il faut tout de même reconnaître que cette dépense pour un drapeau canadien en vaut le coût car les trois récentes visites du ministre fédéral Denis Lebel à l'hôtel de ville d'Alma se sont soldées par le versement de plusieurs millions de dollars en subventions à Ville d'Alma. En avril, c'était 10 275 000 M $ non remboursable pour une usine d'extrusion de l'aluminium dans le secteur du Parc technologique de l'Aéroport d'Alma. En mai, l'Agence de développement économique du Canada consacrait 2,5 M $ à la mise en place du Projet Essor à l'aéroport, un bâtiment qui accueillera des entreprises dans le cadre du Centre d'excellence sur les drones. Finalement, en août dernier, Denis Lebel versait à Ville d'Alma une aide de 304 995 $ comme support au financement d'un projet d'un million de dollars visant à établir un port de plaisance au quai municipal de la Villa Saguenay.

Dans le même esprit, Ville d'Alma devrait sérieusement penser à installer un mât de drapeau face au Centre Mario-Tremblay, y installer un drapeau du Québec et le changer à tous les mois. Les millions de la Belle Province se mettraient alors peut-être à pleuvoir sur ce projet de rénovation attendu de la population depuis tant d'années… !

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