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Réal Bouchard a goûté chaque moment de son mandat

Le 26 juin 2014 — Modifié à 00 h 00 min le 26 juin 2014
Par Karine Desrosiers

PRÉSIDENCE FRUCTUEUSE. Si on avait dit à Réal Bouchard, en 2005, au moment où il est devenu président de Solican, qu'il aurait le mandat de relocaliser l'organisme dans un nouveau bâtiment à construire… il aurait sans doute foncé comme il l'a fait.

Membre du conseil d'administration de Solican depuis 2002, Réal Bouchard en a assumé la présidence de 2005 jusqu'à tout récemment où il a décidé de laisser sa place à Laurier Landry.

« Quand je passe devant la Maison Solican, je ne peux faire autrement que de tourner la tête et de sourire », lance-t-il.

Ce n'est pas le sentiment de fierté comme celui du devoir bénévole accompli qui habite Réal Bouchard au moment où il faisait, pour Le Journal Le Lac-St-Jean, le bilan de cette présidence.

« Je venais d'entrer en poste quand on a reçu la directive du CSSS Lac-St-Jean-Est comme quoi on devait quitter le Pavillon Alfred-Villeneuve qui devait être utilisé pour aménager l'Unité de médecine familiale. Ce fut un choc et on paniquait, mais quelques semaines plus tard, l'hôpital nous a donné un délai additionnel de quelque deux ans, de quoi amorcer la recherche pour la relocalisation », raconte Réal Bouchard.

À ce moment, Solican payait un loyer annuel de 1000 $ et bénéficiait de tous les avantages d'être sur les terrains et à proximité du centre hospitalier.

Sa peur était alors de voir les coût d'opération exploser et mettre en péril l'organisme.

La recherche d'un programme gouvernemental pour aider à la construction d'un édifice s'est avérée veine.

Réal Bouchard considère, avec le recul du temps, que c'est presque heureux qu'il en ait été ainsi. Et quand en 2008 le gouvernement a passé la loi assurant le financement pour les soins palliatifs, il avait l'assurance que le soutien financier de base serait là.

Il s'est donc tourné vers la communauté de Lac-St-Jean-Est qui a répondu haut la main à la campagne de financement mené sur le territoire.

Une fois le terrain en main — cédé par la Commission scolaire pour 1 $ — il a lancé son équipe au travail.

« Le fait de ne pas avoir trouvé de subvention, ce fut un cadeau. La population a embarqué dans le projet car la cause est bien acceptée dans le milieu. On va s'en bâtir une maison », avance Réal Bouchard.

Avec 1,1 M $ de dons en argent et plus de 400 000 $ en bien et services, le projet a pris forme, la maison a été construite, on est passée de quatre à six lits et il reste un coussin financier dans les coffres.

En 2006, le budget d'opération était de 250 000 $ par année et il atteint maintenant 750 000 $ sur de solides bases.

L'héritage de Réal Bouchard: il est là.—F.P.

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