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À St-Gédéon: les aînés se sentent mis de côté

Le 13 août 2014 — Modifié à 00 h 00 min le 13 août 2014
Par nancy desgagne

DÉCEPTION. La présidente du club FADOQ de Saint-Gédéon, Micheline Girard, regrette que le comité organisateur de la Fête du 150e de Saint-Gédéon n'ait pas consulté directement les aînés pour l'élaboration de la brochure historique.

Mme Girard regardait la brochure relatant les 50 dernières années de la municipalité avec une certaine amertume jeudi dernier. « Mes parents (Wilbrod Girard) font partie des fondateurs de Saint-Gédéon et ils devraient être là. J'ai toujours demeuré dans le rang des Îles », mentionne-t-elle.

Elle reproche aux concepteurs de la brochure de ne pas avoir contacté directement le club FADOQ, qui regroupe plusieurs aînés ayant vécu toute leur vie dans le village. « Je n'ai pas contribué parce qu'ils ne nous ont rien demandé du tout », ajoute Jocelyne Tremblay, une autre résidente de Saint-Gédéon.

Un appel à tous infructueux

Le président d'honneur de la Fête du 150e de St-Gédéon, Jean-Claude Lindsay, soutient que les gens ont été invités à se manifester depuis mars. Le comité a placardé les différents lieux municipaux. Toutefois, les manifestations citoyennes ont été très peu nombreuses. Moins de sept personnes ont fourni des documents.

« Nous n'avons pas approché directement un mouvement en particulier, dit-il. Je pense qu'il y a eu quand même des contacts individuels avec un certain nombre de personnes qui avaient vécu dans le milieu. Déjà parmi les membres du comité, des gens faisaient partie des familles d'ici. »

Le directeur général de la Société d'histoire du Lac-Saint-Jean, Alexandre Garon, s'est rendu compte que c'est difficile d'amener les gens à sortir leurs photos. « Ce n'est pas propre à St-Gédéon. Dans tous les appels à tous que nous avons faits pour des projets semblables, nous nous butons toujours à cette limite. Les gens se sentent interpellés, mais ils ne considèrent pas que ce qu'ils ont chez eux soit riche comme histoire », mentionne M. Garon.

De plus, le peu de temps disponible pour l'élaboration du document, soit moins de trois mois, a limité le travail de collecte.—N.D.

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