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Le syndicat de l'Usine Alma estime que l’obligation doit sauter

Le 06 février 2015 — Modifié à 00 h 00 min le 06 février 2015
Par Karine Desrosiers

ÉNERGIE. Alexandre Fréchette, président de la section locale #9490 du Syndicat des Métallos, représentant les employés de l'Usine Alma de Rio Tinto Alcan, veut profiter de l'élaboration de la Stratégie de l’aluminium par le gouvernement du Québec. Il réclame à nouveau l'abolition d'achat d'électricité par Hydro-Québec, lors d'un conflit de travail, comme ce fut le cas en 2012.

Au moment où le gouvernement Couillard envisage d’octroyer des tarifs d’électricité encore plus avantageux aux alumineries, tel que mentionné lors du Rendez-vous de l’aluminium cette semaine, le syndicat estime qu’il devrait profiter de l’occasion pour faire lever l’obligation d’achat de surplus d’électricité en cas de conflit de travail.

Le syndicat, qui a vécu un conflit de six mois en 2012, considère qu’il y a là une fenêtre d’opportunité pour renégocier cette portion des ententes secrètes qui oblige Hydro-Québec à acheter à fort prix les surplus d’électricité de Rio-Tinto, même si elle n’en a pas besoin, en période de conflit de travail.

« C’est le bon moment. Les alumineries sont en demande, elles veulent de nouveaux tarifs, ce serait faire preuve de bonne foi que de lever cette disposition incongrue des ententes secrètes », fait valoir Alexandre Fréchette, président de la section locale #9490 des Métallos, représentant les travailleurs de l’aluminerie d’Alma.

Ce dernier salue par ailleurs la volonté du gouvernement de lier des tarifs d’électricité plus avantageux à des objectifs de création d’emplois.

« Le gouvernement Couillard veut être considéré comme un partenaire plutôt qu’un subventionnaire… Le partenaire doit s’assurer qu’il ne sera pas floué en cas de conflit, qu’il ne sera pas pris à devoir financer un conflit de travail aux frais des contribuables », de poursuivre Alexandre Fréchette.

On se rappellera qu'en 2012, c’est une somme de quelque 148 millions $ qu’Hydro-Québec avait ainsi dû débourser en pure perte pendant le conflit de travail de six mois, alors que seulement une partie des installations de Rio Tinto Alcan était touchée.

Alexandre Fréchette rappelle également que la majeure partie des conventions collectives de Rio Tinto dans la région du Saguenay—Lac-Saint-Jean arriveront à échéance en décembre prochain.

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