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Pas d'aide médicale à mourir pour Soli-Can

Le 17 juin 2015 — Modifié à 00 h 00 min le 17 juin 2015
Par Karine Desrosiers

Pas d'aide médicale à mourir pour Soli-Can

BILAN. La nouvelle Loi 2 touchant les soins de fin de vie entrera en vigueur en décembre prochain. Les administrateurs adoptent une position ferme.

« L’octroi de soins palliatifs de haute qualité est la seule réponse acceptable à la souffrance des personnes en fin de vie, à la souffrance de leurs parents et de leurs proches. L’aide médicale à mourir même dignement ne fait pas partie de notre langage, et ce, quelle que soit la rigueur de l’encadrement que pourrait y donner cette loi ».

Finances stables

Lors de l’assemblée générale annuelle de Soli-Can, le président Laurier Landry et la directrice générale Christiane Hudon ont voulu parler de la stabilité financière et opérationnelle de l’organisme.

Ils ont souligné le travail remarquable des 28 employés rémunérés et de la cinquantaine de bénévoles qui collaborent aux soins directs aux patients, à l’accompagnement, à l’animation, etc. Si on considère l’ensemble des activités financières, culturelles ou autres, on peut parler d’un total d’environ 250 bénévoles œuvrant autour de l’organisation.

Les revenus de Soli-Can proviennent à 65 % de l’Agence de santé et services sociaux (devenue depuis peu le CIUSSS) et à 35 % du milieu grâce aux activités d’autofinancement.

« Nous tenons à saluer la population et la communauté d’affaires de notre territoire qui répondent avec tant de générosité à nos appels », a indiqué M. Landry.

De nouveaux services très appréciés

Fondé il y 24 ans, Soli-Can apporte son soutien aux personnes atteintes de cancer par l’entremise de ses divers groupes d’entraide Entre-Femmes, SerHom, Tourne-Soleil, Libellule, ainsi qu’aux personnes endeuillées grâce au groupe Colibri. Ceux et celles qui participent aux rencontres peuvent « vivre intensément la force de l’entraide à l’intérieur d’un groupe de personnes qui vivent des difficultés semblables et qui s’épaulent en se redonnant espoir », précise Christine Hudon.

L’organisme gère aussi la maison de soins palliatifs Au Jardin de mes anges. Durant la dernière année, se sont greffés aussi trois nouveaux services: la prise en charge précoce des patients à domicile en attente d’une admission au Jardin de mes anges, la constitution d’une équipe de bénévoles offrant du répit à domicile pour les proches aidants des personnes en soins palliatifs à domicile et le répit ponctuel de jour en maison de soins palliatifs.

Le personnel de Soli-Can et les bénévoles œuvrent de pair dans leur précieuse mission. « Par leur chaleur, leur compassion et leur don de soi, les bénévoles donnent une valeur ajoutée à la qualité des services dont le taux de satisfaction est de 98 % », a souligné la directrice générale.

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