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Mélaric devient le Centre Robert-Piché et change ses façons de faire

Le 02 septembre 2016 — Modifié à 00 h 00 min le 02 septembre 2016
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Le centre de désintoxication Mélaric relance ses activités sur une nouvelle base, et adoptera la désignation Centre Robert-Piché, du nom du pilote devenu célèbre pour avoir fait atterrir un avion d'Air Transat d'urgence en 2001.

Celui qui a déjà lui-même eu des problèmes d'alcool était devenu le nouveau président du conseil d'administration au printemps dernier, disant vouloir repartir «avec un nouveau plan pour rendre la chose viable».

Le centre, qui offre des services aux hommes adultes ayant des problèmes de dépendance, est situé à Saint-André-d'Argenteuil, dans les Laurentides.

L'établissement, après avoir fermé en janvier dernier, a rouvert en mai, notamment grâce à un financement global récurrent du gouvernement du Québec de 6 millions $ prévu pour soutenir les ressources certifiées offrant de l'hébergement en dépendance.

Vendredi, le départ d'une autre membre du conseil d'administration a été annoncé. Il ne reste qu'un seul administrateur sur le conseil qui était en fonction avant la fermeture. La vice-présidente du conseil Lise Bourgault — présidente du conseil et directrice générale adjointe avant la fermeture en janvier — a démissionné de ses fonctions.

En fait, un différend dans une réorganisation des activités serait à l'origine du départ de Mme Bourgault, qui siégeait au conseil d’administration de Mélaric depuis 2010, a indiqué à La Presse canadienne le directeur général intérimaire, Dimitri Pantelakis.

Mme Bourgault n'a pu être jointe dans l'immédiat pour obtenir ses commentaires.

M. Pantelakis a indiqué que l'établissement se lançait dans le modèle des alcooliques anonymes — en coexistence, «pour l'instant», avec la thérapie communautaire associée au centre Mélaric. De plus, selon le directeur général intérimaire, le nouveau conseil d'administration souhaite que l'établissement augmente sa proportion de clients de travailleurs, assurés par leur employeur, et réduise celle de gens sur l'aide sociale «plus judiciarisés et très vulnérables».

Jean Philippe Angers, La Presse canadienne

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