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Des élèves de l'école Saint-Joseph initiés à la culture autochtone

Le 08 mai 2017 — Modifié à 00 h 00 min le 08 mai 2017
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PARTAGE. L’école primaire Saint-Joseph à Alma initie une semaine autochtone. Ce projet pilote, développé par une enseignante, aura permis aux quelque 625 élèves de l’établissement, d’en apprendre un peu plus sur la culture des premières nations.

Cela fait près de deux ans que l’enseignante en francisation, Cathy Tremblay, travaille auprès des élèves autochtones qui fréquentent l’école Saint-Joseph et qui, souvent, ne maîtrisent pas le français. Elle précise d’ailleurs que cela est tout-à-fait naturel puisque qu’à la maison, c’est la langue d’origine qui est priorisée.

Lors de la dernière année scolaire, Mme Tremblay a donc reçu le mandat de développer un projet permettant de démocratiser la culture autochtone dans son milieu d’enseignement qui, par le fait même, favoriserait l’intégration des élèves issus de ces communautés.

C’est en partant de cela qu’elle a finalement élaboré la Semaine autochtone, basée sur les valeurs du partage et de l’échange culturel. Avec l’appui du ministère de l’Éducation, elle a monté l’activité en collaboration avec ses élèves et quelques parents.

Durant deux semaines, dégustation de plats traditionnels, conception de bracelets et légendes amérindiennes étaient les trois volets d’activités auxquels l’ensemble de élèves ont pu s’adonner.

 Mme Tremblay semble très contente de la perception de son projet. «Je suis très impressionnée de voir à quel point les élèves sont contents de pouvoir découvrir la culture des premières nations», se réjouit-elle.

De plus en plus d’élèves autochtones

La directrice de l’école Saint-Joseph, Joanne Landry, affirme que dans les dernières années, le nombre d’élèves, issus de communautés autochtones, a connu une hausse significative, faisant de l’établissement celui enregistrant le plus grand nombre de la Commission scolaire du Lac-Saint-Jean.

Mme Landry a notamment observé que de plus en plus de parents Attikameks, originaires de la communauté d’Obedjiwan, viennent s’installer à Alma pour faire des études.

La directrice explique que cela fait partie des raisons qui ont motivé le mandat qu’elle a donné à Mme Tremblay. Étant aux premières lignes de l’intégration, elle était la mieux placée pour mettre sur pied cette nouvelle tradition, à ses yeux.

«C’est une grande fierté de pouvoir les accueillir. Ça prend énormément de courage de changer de milieu. Je pense qu’il est important qu’ils se sentent chez eux quand ils arrivent, car ils le sont!», ajoute la directrice.

Si pour l’instant rien n’est confirmé pour l’avenir du projet, Mme Landry affirme qu’elle désire répéter l’expérience, peut-être même la bonifier, dans les prochaines années. Elle aurait même été approchée par le ministère de l’Éducation, qui veut analyser les résultats obtenus.

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