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Pour s’en sortir, l’UPA compte sur l’appui des gouvernements

Le 18 octobre 2018 — Modifié à 11 h 36 min le 18 octobre 2018
Par Karine Desrosiers

Pour s’en sortir, l’UPA compte sur l’appui des gouvernements

Plus que jamais, les deux paliers de gouvernement, Québec et Ottawa, ont entre les mains les  leviers pour solutionner différents problèmes qui mettent en péril l’agriculture et leur soutien sera nécessaire pour assurer l’avenir de ce secteur de notre économie.

Réunis à Alma dans le cadre du 88e Congrès annuel, les producteurs agricoles de la région font le point sur les grands dossiers de l’heure et l’inquiétude est palpable.

Le nouvel Accord États-Unis-Mexique-Canada (AEUMC) est au centre des préoccupations au même titre que les grands enjeux qui ont été véhiculés dans le cadre de la récente campagne électorale au Québec.

Toutes les questions de l’accès aux terres pour la relève, la fiscalité foncière, l’agroenvironnement, la gestion des risques et l’augmentation accélérée du salaire minimum sont préoccupants plus que jamais.

Notamment, depuis 2005, le secteur agricole demande une révision complète de la fiscalité foncière. L’augmentation très rapide du prix des terres fera passer la part des taxes foncières agricoles payées par les producteurs de 35,7 M $ en 2007 à quelque 121,3 M $ en 2020. Cette situation menace directement la rentabilité des entreprises agricoles.

Pertes liées aux ententes

Les agriculteurs sont particulièrement mécontents des ententes signés par le Canada et les concernant directement.

On peut facilement évaluer à plus de 500 M $ les pertes annuelles permanentes et récurrentes imposées aux producteurs laitiers canadiens, des pertes pour lesquelles ils n’ont jamais été indemnisés.

Les producteurs sous gestion de l’offre, particulièrement les producteurs laitiers, payent le gros prix pour les concessions comme c’est le cas pour l’entente avec l’Union européenne ou le Partenariat transpacifique.

Notamment, l’UPA exige que le gouvernement canadien donne suite rapidement à ses engagements de dédommager les producteurs. Dans ces deux dossiers, l’AEUMC et la fiscalité foncière, l’appui du gouvernement québécois est essentiel à la suite des choses.

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