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Abandon scolaire en pandémie : Les craintes ne semblent pas se confirmer

Janick Émond
Le 11 décembre 2020 — Modifié à 17 h 26 min le 11 décembre 2020
Par Janick Émond - Journaliste

Les craintes quant aux abandons scolaires, que les élèves et étudiants quittent les bancs d’école en raison de la pandémie, ne semblent pas se confirmer dans la région.

C’est du moins ce qu’avance la coordonnatrice des communications du Conseil régional de prévention de l’abandon scolaire Saguenay-Lac-Saint-Jean (CREPAS), Anne-Lise Minier.

« Nous sommes toujours en train de vivre et d’étudier la situation. Par contre, grâce aux discussions et approches que nous avons, nous sommes en mesure de donner le pouls de la situation », mentionne Anne-Lise Minier.

Par contre, trois mois après la rentrée scolaire, aucune statistique sur le taux d’abandon scolaire n’est encore disponible.

Anne-Lise Minier corrobore d’ailleurs les chiffres avancés par le collège d’Alma qui a enregistré cinq abandons à la date limite pour le faire.

Cela ne veut toutefois pas dire que les élèves et les étudiants n’éprouvent pas de difficulté et que la persévérance scolaire est toujours aussi bonne.

« Il y a plusieurs sons de cloches qui montrent que pour plusieurs jeunes, ce n’est pas évident la formule de cours à distance, surtout au niveau de la motivation et de l’engagement. Les sources de distractions sont nombreuses. »

Demande d’aide

Il est également remarqué que les jeunes vont chercher plus d’aide pour les accompagner dans leurs études.

« On voyait que Tutorat Saguenay a eu une hausse de demandes d’accompagnement.

Il semble cependant y avoir les deux cas de figure. Pour certains, ça semble favorable, puisque l’enseignement à la maison est plus adapté à leurs besoins, mais pour plusieurs jeunes également, ça semble être plus difficile. »

Les impacts de la COVID-19 sur la jeunesse canadienne, une étude faite par l’Association d’études canadiennes, démontre que plus de la moitié (51 %) des jeunes affirment que la pandémie a eu un effet très négatif sur leur année ou leur réussite scolaire.

Une autre étude publiée par l’UNICEF indique que 27 % des répondants sont entièrement d’accord et 43 % sont partiellement d’accord avec l’énoncé indiquant qu’ils accomplissent bien leurs travaux scolaires à la maison.

« Collectivement, on a un grand défi d’adaptation. Nos jeunes consultent plus, ils font plus de demandes d’aide, ce qui est bon signe quelque part. Il faut plus que jamais être soudé et tout travailler ensemble pour développer ce nouveau fonctionnement et le tourner à notre avantage. »

La majorité des abandons scolaires sont remarqués au retour de la période des Fêtes, vers le mois de février. La situation pourrait donc changer d’ici là.

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