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Des revenus annuels de 250 000 $ pour la RMR

Yohann Harvey Simard
Le 22 mai 2021 — Modifié à 21 h 19 min le 22 mai 2021
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Des revenus annuels de 250 000 $ pour la RMR

Les contenants consignés constituent une source de revenus non négligeable pour la Régie des matières résiduelles du lac Saint-Jean (RMR). Bon an mal an, elle tire autour de 250 000 $ des contenants déposés dans les bacs bleus.

Pour 2020 seulement, la RMR a récolté  3,5 millions d’unités sur l’ensemble du territoire. Il s’agit de contenants consignés, autant des canettes que des bouteilles ou contenants de plastique, qui ont été déposés dans le bac bleu par les citoyens.

Directrice des communications à la RMR, Mélanie Simard précise qu’il s’agit d’une entrée d’argent assez stable au cours des dernières années. À titre comparatif, 3,2 millions d’unités avaient été récupérées en 2019.

« Nous vendons sur les marchés plusieurs lots de matériaux recyclés et les prix sont appelés à varier. Certains marchés vont bien certaines années alors que d’autres sont moins intéressants. Les contenants consignés offrent des revenus assez stables sur lesquels nous pouvons compter pour compenser », explique Mélanie Simard.

Problème

Petite ombre au tableau, cependant : certaines personnes ont fini par réaliser que bon nombre de citoyens mettent des contenants consignés dans leur bac bleu et se promènent dans les rues pour les fouiller.

On ne peut affirmer que le phénomène est fréquent, mais la RMR a bel et bien été mise au fait.

« Nous n’avons jamais reçu de plainte formelle, mais nous avons effectivement reçu des commentaires. Malheureusement, on ne peut pas intervenir dans ces situations et ce serait très difficile de le faire. »

Police

De son côté, la Sûreté du Québec précise ne pas avoir la possibilité d’agir. Le porte-parole Hugues Beaulieu mentionne qu’il pourrait toujours y avoir un règlement édicté par la MRC, mais que ce n’est généralement pas le cas pour ce type de problème.

« S’il y a méfait ou si, par exemple, une personne qui fouille dans un bac en répand le contenu par terre, c’est autre chose. Mais sinon, ce n’est pas vraiment un enjeu sur lequel les policiers interviendront. »

Hugues Beaulieu ajoute également que le bac bleu est déposé dans la rue, sur la voie publique, et que ce n’est pas comme si un individu s’introduisait sur une propriété privée pour aller fouiller le bac bleu.

 

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