Actualités

Temps de lecture : 1 min 33 s

Loi sur la laïcité

La FAE entendue aujourd’hui par la Cour suprême du Canada

Émile Boudreau
Le 23 mars 2026 — Modifié à 11 h 27 min
Par Émile Boudreau - Journaliste

La Fédération autonome de l’enseignement (FAE) est entendue aujourd’hui, le 23 mars, par la Cour suprême du Canada relativement à certains volets de la Loi sur la laïcité de l’État qu’elle juge discriminatoire. Cette audience marque une étape importante dans une bataille judiciaire amorcée peu après l’adoption de la loi en 2019.

La FAE conteste principalement deux éléments de la loi. Le premier concerne une opération de dénombrement menée par le ministère de l’Éducation en novembre 2018, soit quelques mois avant l’entrée en vigueur de la Loi sur la laïcité.

À cette occasion, le gouvernement avait transmis un sondage aux directions d’établissements scolaires afin de recueillir des informations sur le port de « symboles religieux » par les employés, de même que sur le nombre et la nature des demandes d’accommodements pour des motifs religieux, linguistiques ou ethnoculturels.

Selon la FAE, cette démarche visait à établir le nombre précis d’enseignantes et d’enseignants portant des signes religieux au sein du réseau scolaire. La fédération soutient également que cette opération a eu un effet de stigmatisation sur les minorités religieuses, touchant tout particulièrement les femmes musulmanes portant le voile.

Le second aspect contesté concerne la discrimination à l’embauche et à l’emploi, de même que l’entrave au droit au travail. La FAE remet en question la clause de droits acquis prévue par la loi, laquelle permet aux personnes enseignantes déjà en poste de continuer à porter un signe religieux, à la condition qu’elles demeurent dans la même fonction et au sein de la même commission scolaire (aujourd’hui appelée centre de services scolaire). Toute mobilité professionnelle, qu’il s’agisse d’un changement de fonction ou d’un transfert vers un autre centre de services scolaire, entraîne la perte de ce droit acquis.

« Nous sommes heureux que la Cour suprême du Canada entende cette cause légitime, mais aussi de pouvoir le faire dans le cadre d'un processus libre, juste et démocratique. Nous serons bien sûr impatients de connaître la décision de la Cour suprême du Canada dans les prochains mois. », a déclaré Mélanie Hubert, présidente de la FAE.

Dans un communiqué, la fédération dit vouloir éviter confusion, amalgame ou désinformation en précisant qu’elle est favorable au principe de la laïcité de l’État et qu’elle s’oppose fermement à toutes les formes d’intégrisme et de prosélytisme.

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié à 11h00

Un Canadien sur cinq serait atteint d’obésité

Statistique Canada, grâce à la Commission Lancet, a dévoilé sa première estimation de l’obésité clinique au Canada vers la fin du mois de mars et les résultats choquent. Un Canadien sur 5 serait atteint d’obésité. Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont utilisé l’indice de masse corporelle (IMC) et ont ajouté le tour de taille et ...

Publié à 10h32

Les libéraux de Carney décrochent la majorité aux Communes

Le gouvernement de Mark Carney n’a désormais plus besoin de l’appui des partis d’opposition pour faire adopter ses projets de loi. Les libéraux ont remporté les trois élections partielles tenues lundi soir, une performance qui leur permet d’atteindre la majorité à la Chambre des communes. Déjà renforcé par l’arrivée récente de cinq députés ...

Publié à 8h00

Une taxe compensatoire qui ne passe pas chez les organismes

L’inquiétude plane au-dessus des organismes propriétaires de logements de la ville d’Alma, alors qu’ils remettent en question la taxe compensatoire mise en place par la ville. Selon eux, augmenter l’aide aux organismes et leur imposer cette taxe est du non-sens. Le Quotidien explique que dans la ville du lac Saint-Jean, une particularité demeure ...

Abonnez-vous à nos infolettres

CONSULTEZ NOS ARCHIVES