La fin de semaine dernière, un groupe de motoneigistes est venu en aide à un orignal en détresse après que l’animal soit tombé dans les eaux glacées de la rivière Péribonka, à la hauteur de Lamarche.
Selon le témoignage d’une personne ayant assisté à la scène, plusieurs motoneigistes observaient l’orignal à distance. Lorsque l’un d’eux s’est approché pour voir l’animal de plus près, l’orignal a pris peur et s’est engagé sur la rivière Péribonka, dont la surface était gelée. La glace a toutefois cédé sous son poids, précipitant l’animal dans l’eau.
Constatant la situation, un groupe de six motoneigistes s’est rapidement rendu sur les lieux avec l’équipement dont ils disposaient, notamment une hache, des cordes et une scie à chaîne électrique. Ensemble, ils sont parvenus à dégager l’orignal et à l’extirper des eaux glaciales.
Une fois sorti de la rivière, l’animal a été libéré de la corde utilisée pour le hisser. Visiblement épuisé, il a commencé à respirer plus fortement afin de reprendre son souffle. Après quelques instants, l’orignal s’est relevé, a lancé un dernier regard vers ses sauveurs, puis s’est éloigné tranquillement pour retourner dans la forêt. Les motoneigistes ont même profité du moment pour flatter la bête avant son départ.
Malgré l’issue positive de l’événement, l’intervention soulève des inquiétudes, rapporte Radio-Canada. Le directeur de la conservation et de l’éducation au Zoo sauvage de Saint-Félicien, David Pagé, souligne que ce type de sauvetage comporte de nombreux dangers. Selon lui, les motoneigistes auraient dû contacter les agents de la faune et laisser les professionnels du ministère de l’Environnement prendre la situation en charge.
Le ministère abonde d’ailleurs dans le même sens et rappelle aux citoyens qui sont témoins d’un animal sauvage blessé ou malade de communiquer avec SOS Braconnage – Urgence faune sauvage, plutôt que d’intervenir eux-mêmes. Cette approche permet de réduire les risques et d’assurer une prise en charge sécuritaire et adaptée de la faune.